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CH01 On ne devient pas le Christ en un jour

JE SUIS Mère Marie et je vous suis très reconnaissante d’être tous ici – ceux d’entre vous qui sont physiquement présents et ceux qui participent au webinaire – pour nous accueillir, nous les maîtres ascensionnés, en Corée. Naturellement, quand je dis « nous accueillir », cela peut sous-entendre que nous venons de loin pour cette conférence, mais comme beaucoup d’entre vous l’ont expérimenté, nous sommes toujours avec vous car nous ne sommes pas limités par le temps et l’espace.

Maintenant, vous savez que, depuis que nous avons commencé à travailler avec ce messager en 2002, nous avons donné un très grand corpus d’enseignements sur le sujet de la christité. Nous avons bien sûr donné des enseignements sur la christité dans les précédentes dispensations, tant dans le Mouvement I AM que dans le Phare du Sommet. Vous pourriez dire qu’il existe déjà beaucoup d’enseignements sur la christité. Que pourrions-nous donc dire de plus ? Eh bien, certainement, Maître MORE dirait qu’il y a toujours plus à dire. Certainement, je dirais la même chose. Nous vous sommes reconnaissants que vous, ici en Corée, ayez répondu à cet appel d’incarner le Christ dans la vie quotidienne, qui, bien sûr, est le plus grand défi de la christité.

Le plus grand défi de la christité
Si vous regardez à travers le temps dans les dispensations précédentes et cette dispensation, vous verrez qu’il est assez facile pour beaucoup de gens d’acquérir une compréhension intellectuelle de la christité et de définir ce qu’elle est. Mais le défi est toujours de l’appliquer, et surtout de l’appliquer dans la vie quotidienne. A travers les millénaires, beaucoup de personnes ont trouvé un enseignement spirituel ou un chemin spirituel qui parle d’états supérieurs de conscience. Ils ont jugé nécessaire de se retirer du monde, de se mettre quelque part à l’écart du monde, pour pouvoir développer cet état supérieur de conscience.

Très peu ont ensuite réussi à sortir de leur état méditatif pour appliquer et démontrer cet état supérieur de conscience dans la vie quotidienne. Il y en a encore moins qui ont pu atteindre et manifester cet état de conscience en menant une vie normale et active. Comme nous l’avons expliqué, ceci est bel et bien le défi de l’ère du Verseau. Vous, qui avez été prêts à considérer ce sujet, vous êtes les précurseurs de ce changement de conscience qui doit devenir et qui deviendra un phénomène mondial parmi les personnes spirituelles. Vous réalisez qu’il peut y avoir une séparation entre l’Église et l’État, mais il n’y a vraiment pas de séparation entre la spiritualité et la vie quotidienne.

Le défi de l’ère du Verseau est d’apporter la spiritualité dans tous les aspects de la vie. C’est un sujet que nous allons bien sûr développer tout au long de cette conférence. Nous le ferons d’une manière légèrement différente de ce que nous avons fait auparavant. Nous le ferons sous différents angles et ce que nous allons faire émerger pourra vous sembler confus. Mais cela, mes bien-aimés, est intentionnel de notre part, et si vous vous sentez confus, souvenez-vous du concept de la magnifique confusion. C’est très bien d’être confus à propos de la christité, au moins pendant un temps. En fait, ceux qui ne sont pas confus à propos de la christité, mais qui pensent avoir tout compris, sont souvent ceux qui sont les plus loin de l’atteindre ou de l’appliquer, certainement l’appliquer dans la vie quotidienne.

L’enseignement intérieur sur la christité
De quoi vais-je vous parler dans ce discours d’ouverture ? Eh bien, je veux parler de l’histoire de la conception et de la naissance de Jésus. Maintenant, quand on regarde les Écritures dans le Nouveau Testament, il y a une phrase à laquelle très peu de chrétiens prêtent réellement attention, mais c’est une déclaration clé dans les Écritures. C’est simplement ceci : « Jésus enseignait à la foule en paraboles ; mais lorsqu’il était seul avec ses disciples, il leur expliquait toutes choses. (Mat. 13.34, Marc 4.34) » On a là une référence scripturaire indéniable selon laquelle Jésus a enseigné à deux niveaux différents, un niveau plus général pour le grand public et un niveau plus ésotérique, mystique, direct pour ses disciples.

La question est de savoir pourquoi après 2 000 ans et après 17 siècles depuis la formation de l’Église catholique, si peu de ceux qui se disent chrétiens ont envisagé ce que pourraient être les enseignements mystiques intérieurs que Jésus a donnés à ses disciples. Pourquoi se concentrent-ils autant sur ce qui est dans les Écritures au lieu de contempler ce que les Écritures elles-mêmes disent ne pas être dans les Écritures ? Ainsi, ils ne peuvent pas relier cela à une autre déclaration de Jésus : « Je suis toujours avec vous », et que « Je vous enverrai un autre consolateur qui sera avec vous » ? N’auraient-ils pas pu puiser dans leur cœur cet enseignement mystique direct de Jésus lui-même ? Quelques soi-disant mystiques chrétiens l’ont fait, mais très peu. Bien sûr, à l’ère actuelle, il y en a beaucoup plus qui sont prêts à le faire, y compris vous.

Quel était cet enseignement intérieur ? Eh bien, voici certainement une façon de le définir. L’enseignement intérieur est ce qui est au-delà de l’enseignement extérieur, mais qu’est-ce que l’enseignement extérieur ? Eh bien, que voyez-vous chez la plupart des chrétiens, ceux qui ne sont pas prêts à s’appuyer sur l’enseignement mystique ? Ils regardent l’enseignement extérieur, ils regardent les Écritures, ils veulent le prendre au pied de la lettre. Ils veulent l’interpréter littéralement, ou du moins selon la doctrine, que ce soit l’Église orthodoxe ou l’Église catholique, mais comment pourrait-il y avoir une interprétation littérale ? Soit quelque chose est littéral, soit c’est une interprétation, et il n’y a pas d’interprétation qui ne soit pas une interprétation.

Tout est un symbole avec une signification plus profonde
Que veux-je dire à ce sujet ? Eh bien, si vous êtes ouverts aux enseignements mystiques du Christ, considérez ceci : tout ce qui est dans les Écritures, tout ce que Jésus a enseigné aux multitudes, est un symbole. Ce n’est pas censé être pris au sens littéral. Tout cela est un symbole qui prend une signification plus profonde quand on regarde au-delà de la forme extérieure. C’est l’essence même du mysticisme. On regarde au-delà de la forme extérieure, et on obtient intuitivement un sens plus profond que l’on ne peut pas saisir avec l’esprit extérieur, l’esprit intellectuel et analytique. Là où je veux en venir, c’est que lorsque l’on regarde l’histoire de la naissance et de l’éducation de Jésus, il y a un sens plus profond. Il y a, bien sûr, des couches de signification plus profonde, mais il y en a une sur laquelle je veux attirer votre attention.

Vous voyez, vous pouvez lire les Écritures et dire : « Il y avait cette jeune fille, nommée Marie. Elle vivait sa vie, pensant que sa vie suivait une certaine trajectoire. Un jour, un ange lui apparaît et lui dit qu’elle doit donner naissance à l’Enfant Jésus. » Beaucoup de gens lisent l’histoire et pensent : « Oh, il devait y avoir un ange physiquement visible et audible qui est apparu à Marie. » Ce n’est qu’une présentation symbolique. C’était une expérience intérieure, intuitive, mystique que j’ai vécue. Je n’avais pas besoin d’apparition physique, car j’étais prête à suivre mon intuition, comme la plupart d’entre vous.

C’est la différence entre un mystique et quelqu’un qui n’a pas encore atteint le niveau mystique. Ceux qui n’y sont pas encore veulent quelque chose qui plaise à l’esprit extérieur, analytique, rationnel, quelque chose qu’ils peuvent comprendre, qu’ils peuvent saisir, qu’ils peuvent comprendre et placer dans une jolie petite boîte mentale. Ainsi, ils ont le sentiment d’avoir le contrôle et ils ne sont pas dérangés. Certainement, cela ne les oblige pas à changer pour vivre leur vie différemment, à rompre avec la routine et à prendre soudainement une autre direction.

La spiritualité consiste à renoncer au contrôle
Voyez-vous, pour ceux qui n’ont pas atteint le niveau mystique, la vie et même la spiritualité est une question de contrôle. Quand vous atteignez ce niveau mystique, vous n’avez plus besoin de contrôle. Vous renoncez au sens du contrôle de l’esprit extérieur. Vous êtes prêts à écouter cette petite voix calme mystique en vous et à la suivre. N’est-ce pas pour cela que vous êtes tous ici ? C’est certainement pour cela que le messager est ici, car il n’avait pas besoin d’une apparition physique et visible pour changer complètement la direction de sa vie, en fait plusieurs fois. Voyez-vous, quand vous regardez l’histoire de la naissance du Christ, vous pouvez y voir une signification symbolique plus profonde, et c’est simplement ceci : le Christ peut naître en chaque être humain, mais pour que le Christ grandisse et mûrisse, il doit être nourri par l’élément Mère, la flamme Mère.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous, personnellement ? Cela signifie que vous devez commencer par reconnaître et accepter que le Christ puisse naître en vous. Aussi, attention, le Christ ne naîtra pas en tant qu’adulte, mais en tant que bébé, qui doit être nourri. On voit tellement de gens, même beaucoup de personnes qui trouvent des enseignements spirituels (même des enseignements de maîtres ascensionnés), et ils viennent avec le désir de contrôle de l’esprit extérieur. Quand ils entendent parler de la christité, ils pensent que cela devrait arriver d’un coup. Il devrait y avoir un tour magique, une formule secrète, une pierre philosophale, par laquelle ils pourraient claquer des doigts et maintenant ils sont le Christ, dans la plénitude de la christité.

On ne devient pas le Christ en un jour
Voyez-vous, ce n’est pas comme cela pour aucun d’entre nous. Tout commence avec la naissance d’un bébé Christ en nous. Au commencement, il doit être protégé, nourri, guidé, car il n’est pas encore prêt à affronter le monde et l’opposition de celui-ci au Christ. L’image que je cherche à vous donner ici est que la christité n’est pas une manifestation instantanée. Il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité qui, d’un moment à l’autre, soit passé d’un niveau normal de conscience à l’état le plus élevé possible sur Terre.

On peut regarder toutes les traditions spirituelles et voir qu’elles parlent toutes de la même chose, du moins les vraies, seulement en utilisant des mots différents. Elles peuvent parler du Nirvana, de l’illumination, d’états supérieurs de conscience, mais en essence, elles parlent de la même chose : un état supérieur de conscience, ce que nous appelons dans ce contexte la christité. Elle doit commencer par la naissance comme un bébé, grandir progressivement, mûrir, jusqu’à ce qu’elle soit prête à s’exprimer dans le monde. C’est l’image que je cherche à vous donner ici.

Certains d’entre vous sont sur ce chemin depuis longtemps. Pour d’autres parmi vous, le Christ est né en vous il y a quelque temps et il a déjà grandi jusqu’à une certaine taille. Il est tout de même légitime de contempler que la naissance du Christ en vous commence par la naissance du bébé Christ en vous, et qu’il grandit et mûrit progressivement. Peut-être pourriez-vous tirer profit à reconsidérer votre parcours depuis que vous avez découvert les enseignements, entendu parler du concept et vous demander : « Ai-je nourri le Christ en moi ? L’ai-je protégé des choses profanes de ce monde ? Pourrais-je mieux le nourrir, le guider et lui laisser un peu de temps pour grandir ? »

Parfois, vous nous avez entendu dire qu’il faut exprimer votre christité et vous pouvez décider avec votre esprit extérieur que vous allez le faire. Je dis juste : prenez un peu du recul et demandez-vous : « L’Enfant Jésus en moi est-il prêt à rencontrer le monde ? » Est-ce qu’il a mûri au stade où Joseph et moi avons emmené Jésus au temple comme symbole de l’enfant Jésus prêt à rencontrer le monde ? Ou a-t-il peut-être besoin encore d’un peu de nourriture avant d’être tout à fait prêt ? Avez-vous en tête cette idée que le Christ devrait soudainement surgir dans sa plénitude ? D’un moment à l’autre, vous devriez passer d’un être humain à celui d’être le Christ dans la plénitude de la christité. Si vous constatez que c’est le cas, nous ne disons pas cela pour vous blâmer, mais pour vous faire prendre conscience qu’il s’agit d’une image très ancienne, que l’on retrouve dans de nombreuses traditions spirituelles qui parlent d’états supérieurs de conscience — la manifestation instantanée d’un état supérieur de conscience. Comme je l’ai dit, ce n’est pas réaliste.

La christité instantanée est un concept des êtres déchus
C’est en fait une image qui est plantée dans la conscience collective par les êtres déchus qui, comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, font tout leur possible pour empêcher les gens de manifester la christité. Si vous courez après ce pot d’or au bout de l’arc-en-ciel de l’apparition instantanée d’un état supérieur de conscience, vous le poursuivrez toujours. Pourquoi ? Parce que l’image est : « Je ne suis plus le Christ maintenant, mais je peux soudainement devenir le Christ. Je ne sais pas comment, mais un jour, ça arrivera, si je continue à faire ceci ou cela. » Mes bien-aimés, cela n’arrivera jamais ainsi.

Cela se fera progressivement, en nourrissant le bébé Christ, en lui laissant le temps de mûrir jusqu’à ce qu’il soit prêt à rencontrer le monde et à s’exprimer à travers vous. C’est la seule façon que cela ait jamais eu lieu, la seule façon que cela arrive. Pourquoi ? Car en regardant l’Enfant Jésus grandir en vous, vous diminuez la distance entre vous et le Christ. Vous grandissez avec lui. Je sais que vos esprits extérieurs pourraient se poser la question : « Mais alors, qu’est-ce que la christité ? N’est-ce pas cette conscience hautement élevée, parfaite, qui sait tout ? » Vous voyez, nous ne parlons pas ici de la christité dans son état le plus élevé. Nous parlons d’exprimer la christité dans la vie quotidienne.

Ne comprenez-vous pas, encore une fois, la valeur symbolique de l’histoire de Jésus qui est né et a grandi jusqu’à ce qu’il soit prêt à commencer sa mission ? Il y a, bien sûr, beaucoup de chrétiens qui veulent penser que Jésus était parfait dès sa naissance, mais cela n’est pas vraiment soutenu même par les écritures extérieures et certainement pas par la compréhension intérieure. Jésus a montré un chemin progressif et il est vrai qu’il n’y a pas grand-chose dans les Écritures à ce sujet. Néanmoins, il a montré un chemin progressif, même au cours des trois dernières années de sa mission.

Pourquoi, quand on prend cette histoire – encore une fois l’allégorie, le symbole, du mariage à Cana – pourquoi était-il nécessaire que moi, en tant que figure de la Mère, intervienne et dise à Jésus de se lancer, de transformer cette eau en vin et d’arrêter de se plaindre ?

Le Christ a besoin de la nourriture de la Mère
Vous voyez, le Christ a besoin de la nourriture de la Mère. Pourquoi ? Parce que la Mère est en contact avec le royaume de la Mère, le royaume Mater, qui est loin d’être parfait en ce moment. On pourrait dire que le Christ, l’esprit du Christ, dans son aspect universel ne se rend pas compte de ce qui se passe sur une planète comme la Terre. Pour que le Christ s’exprime sur Terre de manière à aider réellement les personnes piégées dans la conscience de l’antéchrist, le Christ doit apprendre à adapter son expression aux réalités pratiques de la vie sur Terre. Qui mieux que la Mère pour enseigner cela à l’Enfant Jésus qui est plus en contact avec le monde physique tel qu’il l’est dans son état actuel, très imparfait sur Terre.

Mon rôle en guidant Jésus durant son éducation était de l’aider à réaliser que, bien qu’il ait une certaine vision, un certain enthousiasme, il existait une réalité pratique sur Terre. S’il voulait réussir sa mission, il devait la connaître, en avoir le sens, expérimenter la densité du royaume de la matière et y adapter l’expression du Christ. On pourrait dire que Jésus aurait pu devenir un gourou et créer un ashram quelque part loin dans les montagnes, et attirer des étudiants qui venaient à lui, s’asseyaient à ses pieds, absorbaient sa radiation, écoutaient ses paroles éclatantes que personne ne pouvait comprendre. Il aurait alors échoué à sa mission au début de l’ère des Poissons. Jésus avait besoin de ces trois années où il a parcouru les routes poussiéreuses et chaudes de Palestine, rencontré le peuple, interagi avec eux et donné un enseignement au moins en partie adapté à leur état de conscience. Même si, dans bien des cas, son enthousiasme le dominait encore et qu’il prononçait des mots bien au-delà de ce que les gens étaient prêts à accepter à l’époque—mais que la plupart des gens sont prêts à accepter aujourd’hui.

Voyez-vous ici, nous ne parlons pas de vous en tant que Christ d’une manière élevée, où vous pouvez donner une sagesse infinie et éternelle pour laquelle personne n’est prêt. Nous parlons d’être le Christ dans la vie quotidienne. Eh bien, vous feriez mieux de connaître la vie quotidienne, non ? Ensuite, il vaut mieux adapter l’expression de votre christité aux réalités de la vie quotidienne. La conscience dans laquelle se trouvent les gens en participant à ce qui est la vie quotidienne actuelle sur cette planète sombre. Vous voyez encore l’histoire du verre d’eau fraiche au nom du Christ. Il ne sert à rien de donner à une personne mourante de soif des paroles fleuries de sagesse, alors que ce dont elle a vraiment besoin, c’est d’un verre d’eau fraiche. Jésus aurait pu donner un enseignement bien plus profond que lui, mais il a vite compris que la plupart des gens n’étaient pas prêts pour cela.

Le Christ s’adapte aux conditions actuelles
Revenons à ce avec quoi j’ai commencé : « Quand ils étaient seuls ensemble, Jésus expliquait toutes choses à ses disciples. » Eh bien, « toutes choses » est une légère exagération, mais néanmoins, lorsqu’ils étaient seuls ensemble (pas seulement les 12 disciples, mais le groupe restreint autour de Jésus), il canalisait parfois, on pourrait dire, un message supérieur, un message des maîtres ascensionnés. Même ses disciples n’étaient pas prêts pour cela et la plupart ne pouvaient pas le concevoir. Même là, Jésus a appris qu’étant donné les réalités de l’époque, eh bien, il y avait une limite à ce qu’il pouvait exprimer.

C’est pourquoi nous (qui pouvons travailler à travers un messager parrainé dans le physique) sommes reconnaissants d’avoir cette opportunité d’offrir un enseignement supérieur qui n’aurait pas pu être donné il y a 2 000 ans. Ou il y a 2 500 ans, quand c’était le Bouddha qui était en incarnation physique. Aujourd’hui, la conscience est plus élevée et nous pouvons donner davantage d’enseignement. Pourtant, vous pouvez regarder tous les enseignements que nous avons donnés au cours du siècle dernier et voir qu’il y a encore beaucoup plus à offrir. Comme nous l’avons déjà dit, l’ensemble des enseignements qui pourraient être donnés dans cette sphère non ascensionnée peut être comparé à l’océan, et ce que nous avons donné jusqu’à présent n’est qu’une cuillerée. C’est une bonne cuillerée, mais quand même, par rapport à l’océan, il y en a bien plus.

Je n’ai pas l’intention de faire un long discours, car il y a plusieurs autres maîtres qui souhaitent prendre la parole à cette conférence et nous allons offrir différents points de vue, différents angles. C’est pourquoi je suis reconnaissante pour cette opportunité d’ouvrir cette conférence et je vous exhorte à contempler cette image du Christ qui naît en vous.

Si vous êtes nouveau dans ces enseignements, il se peut que le bébé Christ soit en train de naître en ce moment même. Si vous êtes dans les enseignements depuis un certain temps, il est peut-être né il y a un certain temps. Pourtant, où en est cet enfant dans son développement ? Il a peut-être besoin de votre part d’un peu de soins, d’un petit conseil, d’un conseil maternel, d’un peu de thérapie, d’un peu de direction. Est-ce qu’il faudrait peut-être un peu de restriction, pour ne pas susciter cet enthousiasme qui, pour reprendre une expression moderne, impressionne les gens, mais est plutôt sensible à l’état des gens ?

Il ne s’agit pas vraiment pour le Christ d’atteindre un résultat ultime. C’est un autre mensonge planté par les êtres déchus dans la conscience collective. Il n’y a pas de résultat ultime sur une planète comme la Terre, ni d’ailleurs dans une sphère non ascensionnée, ni même dans la sphère ascendante jusqu’au Créateur. Même la conscience du Créateur n’est pas un résultat ultime, car il y a toujours une transcendance de soi. Qu’est-ce que la christité ? C’est le processus de transcendance de soi. Sur ce, je vous scelle dans l’amour du cœur de la Mère et je vous remercie pour cette opportunité d’être ici avec vous.

CH02 – Invocation

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 19/04/2026