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CH17 Accélérer votre intention

Je suis le Maître ascensionné Sérapis Bey, comme vous l’aurez sans doute deviné d’après la progression linéaire, même si nous parlons ici de choses non linéaires. C’est là l’une des énigmes du chemin spirituel : il comporte à la fois des aspects linéaires et des aspects non linéaires. Le défi, que l’on observe à travers les âges, est que certains se concentrent sur les aspects linéaires et ignorent les non linéaires, tandis que d’autres se concentrent sur les non linéaires et ignorent les linéaires. Le défi consiste à trouver un équilibre entre les deux.

Nous avons déjà évoqué qu’il existe un esprit linéaire et un esprit conceptuel. L’esprit conceptuel est utilisé pour la cocréation car il permet de se représenter quelque chose qui n’est pas encore manifesté physiquement. On peut conceptualiser une forme qui n’est pas encore manifestée et ainsi faire émerger quelque chose de nouveau. L’esprit linéaire, quant à lui, se base sur ce qui est, sur ce qui est déjà manifesté. Forts de cette compréhension, vous pourriez vous demander : « Utilise-t-on uniquement l’esprit conceptuel pour cocréer ? »

L’esprit mobilisé pour la cocréation
Cela dépend de votre stade de développement. Voyez-vous, lorsqu’on est un nouveau cocréateur dans un environnement lui aussi relativement nouveau, on privilégie l’esprit conceptuel. À mesure que votre conscience s’éveille, que vous avez cocréé quelque chose de plus sophistiqué, tant dans votre environnement physique que dans vos quatre corps inférieurs, alors vous commencez également à utiliser l’esprit linéaire. Vous trouvez finalement un certain équilibre entre le conceptuel et le linéaire.

Le principe est le suivant : lorsqu’il s’agit d’une planète largement peuplée et dotée d’une civilisation ancienne (je parle ici d’une planète naturelle), on ne peut pas se contenter d’imaginer quelque chose avec un esprit conceptuel totalement déconnecté de la réalité existante. On peut commencer avec un esprit conceptuel en imaginant de nouvelles choses, car la réalité concrète est encore peu développée. Puis, à mesure que la réalité se manifeste, il faut utiliser un esprit linéaire pour percevoir la progression entre l’existant et ce que l’on souhaite cocréer, afin de construire sur l’existant et d’assurer une continuité.

Voyez-vous, même si l’on parle souvent de l’esprit linéaire comme d’un problème, sur une planète naturelle à l’état originel, elle ne pose aucun problème. L’esprit linéaire est clairement subordonné à l’esprit conceptuel. Il est, pour ainsi dire, au service de ce dernier. Ce qui se produit sur une planète non naturelle, c’est que lorsque la majorité des individus perdent le contact avec leur Soi supérieur, ils ne peuvent plus se percevoir comme cocréateurs. Par conséquent, ils éprouvent une grande difficulté à utiliser l’esprit conceptuel pour concevoir ce qui n’est pas encore manifesté.

Se perdre dans l’esprit linéaire
Qu’est-ce que l’esprit conceptuel utilise pour concevoir une nouvelle forme ? C’est l’Esprit du Christ. Or, sur une planète non naturelle où les êtres humains sont tombés dans la séparation, ils ont tendance à utiliser davantage l’esprit linéaire : ils observent, catégorisent et étiquettent ce qui est, lui appliquant le jugement de valeur propre à l’esprit dualiste. Ils se retrouvent alors prisonniers de ce qui existe déjà dans le monde physique. Ils ont tendance à croire qu’ils ne peuvent aller au-delà parce que Dieu l’a créé ainsi ou que les lois de la nature l’ont imposé.

Ils commencent alors à utiliser l’esprit linéaire d’une manière qui n’était pas prévue dans son état originel, dans son état naturel. Car ils affirment maintenant avec l’esprit linéaire : « Si nous observons le présent, nous constatons qu’il s’agit nécessairement des effets de causes invisibles ; et si nous remontons aux causes antérieures, nous aboutirons forcément à la cause originelle. » Celle-ci peut être Dieu, les lois de la nature, le Big Bang, l’Homme-citrouille, ou toute autre entité imaginable. Puis, ils cherchent à étendre la pensée linéaire dans la direction opposée pour aboutir à un résultat ultime.

Ce n’est pas l’usage naturel de l’esprit linéaire. Comme je l’ai dit, il n’est que le serviteur de l’esprit conceptuel. On observe ce qui est déjà manifesté, on remonte le temps pour comprendre pourquoi une société, par exemple, était structurée ainsi, quelles étaient les idées qui la sous-tendaient, quelles leçons les gens en avaient tirées. On utilise ensuite ces informations pour orienter l’esprit conceptuel et faire émerger quelque chose qui s’appuie sur ces fondements. On examine aussi, bien sûr, ce que les Elohim ont accompli sur une planète donnée, quelles étaient leurs pensées, quels étaient les principes directeurs qu’ils ont appliqués, et on utilise ensuite ces éléments pour former de nouveaux concepts tout en restant dans ce cadre.

L’esprit dévotionnel et la christité
Lorsque l’on est déconnecté de l’esprit conceptuel, de l’esprit intuitif, on devient très linéaire dans sa pensée. C’est ce qui pousse la plupart des gens à croire qu’ils peuvent atteindre la christité par la seule force de leur pensée. Or, comme nous l’avons déjà dit, cela est impossible. D’autres personnes, plus à l’écoute de leur intuition, ont tendance à suivre ce qu’on appelle en Orient la voie de la dévotion. Elles deviennent très dévotes, très aimantes, vouant un culte à une divinité, à un maître, et pensent que cela suffit. Bien que cette voie puisse mener au progrès, elle a aussi ses limites, car on ne peut atteindre la christité ni par la seule force de la pensée ni par l’amour.

Il est nécessaire de trouver un certain équilibre pour que même les personnes très dévotes comprennent les concepts spirituels, le sens de l’existence, la raison d’être de l’univers – qu’il s’agit d’un environnement d’apprentissage, d’un cheminement progressif. Car les personnes très dévotes ont souvent l’impression d’avoir transcendé le temps, la progression, la linéarité, et elles se retrouvent parfois piégées dans une boucle, que l’on pourrait appeler boucle temporelle, où elles pensent que leur dévotion suffit. Elles ne réalisent pas qu’il existe des blessures psychologiques non résolues, issues de vies antérieures, et que ces blessures doivent être guéries. Cela requiert un processus linéaire précis, car on ne peut pas procéder au hasard ; il faut commencer quelque part et remonter le temps jusqu’à atteindre le traumatisme originel de naissance.

Votre intention en parcourant le chemin
Du point de vue du quatrième rayon, tout cela tourne autour de votre intention. Quelle est votre intention pour suivre le chemin spirituel ? On peut parler d’intention à un niveau inférieur où, comme nous l’avons dit, lorsque vous entendez parler pour la première fois du chemin vers la christité, votre ego se forge une image de ce que cela signifie. L’ego agit ainsi en se basant sur ce qu’il perçoit, c’est-à-dire se percevoir comme un être séparé, parcourant le chemin en tant qu’être séparé, atteignant un but ultime en tant qu’être séparé – un but ultime défini par l’ego dans ce monde, défini par ce qui est déjà ici. Le problème de l’ego est, bien sûr, qu’il ne peut pas aller au-delà de ce qui est sous forme matérielle, car il ne peut pas le conceptualiser. L’ego ne peut pas conceptualiser ce que signifie réellement la christité. L’ego ne peut pas conceptualiser ce qu’est réellement le royaume spirituel. Il peut en créer des images à partir de ce qu’il voit dans le monde matériel, mais cela est évidemment insuffisant.

Au début, vous pouvez avoir, et vous aurez même forcément, une intention de suivre le chemin spirituel partiellement fondée sur l’ego et sa perception. Vient ensuite un moment où il est nécessaire de prendre du recul, de reconsidérer son intention : existe-t-il une intention plus élevée pour ce cheminement ? Bien sûr que oui. Vous, votre Soi conscient, pouvez la percevoir, contrairement à l’ego. Il vous faut accepter de reconnaître les limites de l’ego, de ses intentions, de sa vision, de sa façon d’appréhender le chemin spirituel. Vous êtes disposés à accéder à cet état d’esprit neutre du Soi conscient et à aspirer à une intention plus élevée, émanant de l’Esprit du Christ, d’un maître ascensionné ou de votre Présence JE SUIS.

Purifier son intention est primordial. En tant que Chohans, nous sommes tous naturellement concentrés sur notre rayon particulier. Nous avons tendance à penser que notre rayon représente l’étape la plus importante. Bien sûr, nous savons tous qu’il est nécessaire d’intégrer les sept rayons pour accéder à l’ascension. Mon rôle est simplement de vous faire prendre conscience qu’il arrive un moment où la progression est impossible sans prendre du recul et examiner votre intention : « Dans quelle mesure mon intention sur le chemin spirituel est-elle influencée par l’ego ? Suis-je prêt à m’élever, à faire évoluer mon intention vers un niveau supérieur non fondé sur l’ego ? Et suis-je réellement prêt à persévérer dans cette voie tout au long de mon incarnation ? »

Il vous faut persévérer tant que vous êtes en incarnation car à un certain niveau, disons le 65, vous pouvez percevoir une intention plus élevée qu’au niveau 48. Mais au niveau 96, vous pouvez en percevoir une encore plus élevée, et au niveau 124, une intention supérieure qui vous échappait aux niveaux inférieurs. Il n’existe pas de compréhension ultime de votre intention, d’autre intention ultime que de continuer à vous transcender, d’être prêts à franchir chaque étape et à toujours aller de l’avant.

Les limites de la tradition du gourou
Si l’on observe les êtres humains en général qui s’engagent dans une voie spirituelle, on constate l’existence de différentes phases sur le chemin spirituel. L’une de ces phases consiste à prendre conscience de la possibilité d’atteindre un état de conscience supérieur. Cette prise de conscience se fait souvent en observant une personne ayant atteint un tel état. C’est là tout le concept du gourou : un gourou ayant atteint un état de conscience supérieur est, de ce fait, qualifié pour enseigner et aider les autres à atteindre ce même état.

Il ne s’agit pas de remettre en question la validité de cette tradition. Il existe une ancienne tradition de gourous dans plusieurs régions du monde, et elle a sa raison d’être. Nous ne cherchons pas à l’invalider, mais ce que je veux souligner, c’est que pour beaucoup, elle devient une impasse au bout d’un certain temps. En effet, ils tombent dans le piège d’une illusion insidieuse qui se propage dans la conscience collective terrestre. Cette illusion leur fait croire que leur gourou est le seul véritable gourou et qu’il a atteint un état de conscience ultime, supérieur à tous les autres. En réalité, leur gourou aurait atteint un niveau de conscience qu’ils ne pourraient pas atteindre eux-mêmes, même en le cherchant. Par conséquent, ils dépendent de ce gourou extérieur pour leur développement personnel. Ils pensent que leur développement ne peut se faire que par son intermédiaire.

C’est ce que l’on observe en partie dans la tradition indienne des gourous. C’est aussi ce que l’on constate dans le christianisme après sa perversion, lorsqu’il a élevé Jésus au rang suprême de Fils unique de Dieu. On le retrouve dans certains aspects du bouddhisme, où le Bouddha est presque déifié. On observe le même phénomène dans d’autres traditions spirituelles. La question est la suivante : comment expliquer que l’on puisse reconnaître qu’un gourou a atteint un niveau de conscience supérieur ? Parce que, comme l’illustre l’exemple de Pierre reconnaissant le Christ en Jésus, chacun possède une certaine capacité à reconnaître le Christ, le Christ vivant, l’Esprit du Christ. La plupart des gens le perçoivent en autrui.

Ils le perçoivent chez un gourou ayant atteint un certain niveau de christité. Le but n’est pas de déifier le gourou ni de diviniser le Christ en l’autre. Le but est de vous aider à grandir jusqu’à reconnaître le Christ en vous-mêmes. Vous pouvez alors commencer à accepter que le gourou n’était là que pour illustrer le fait que « ce que l’un a accompli, tous peuvent l’accomplir ». Par conséquent, vous aussi pouvez devenir le Christ, la porte ouverte à la lumière du Christ. Si vous ne saisissez pas cela, si le gourou ne vous l’enseigne pas, vous risquez de vous engager dans une impasse et de le déifier. Vous pourriez développer une forte émotion à son égard ou une croyance rigide en sa supériorité. Ce faisant, avec le temps, vous finirez par nier le Christ en vous-mêmes.

Ce qui se produit dans ces mouvements, c’est l’émergence progressive d’une certaine culture d’idolâtrie du gourou. Cette idolâtrie est nécessaire car chacun a le sentiment que ce n’est pas normal de voir le Christ en une seule personne. C’est pourquoi, initialement, on a pu reconnaître le Christ dans le gourou. La culture idolâtre qui se développe autour du gourou permet de justifier pourquoi l’on ne voie pas réellement le Christ en soi.

Certaines personnes peuvent rester prisonnières de cette situation pendant très longtemps, voire toute leur vie. Beaucoup ressentiront progressivement une tension grandissante en elles, et pour certaines, il deviendra nécessaire de passer de l’idolâtrie du gourou à une vision négative de celui-ci, en le qualifiant peut-être de faux gourou ou en le dénigrant de diverses manières. Car elles doivent détruire l’idole selon laquelle le Christ serait extérieur à elles avant de pouvoir commencer à reconnaître le Christ en elles-mêmes.

Certes, on peut dire que certaines personnes doivent vivre cette expérience. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Ou pourrait-on l’éviter grâce à cette simple compréhension que nous vous offrons ? Par conséquent, vous n’avez pas à idolâtrer un gourou extérieur. Vous n’avez certainement pas à idolâtrer ce messager, car nous ne vous y avons jamais incités, et lui non plus. En réalité, il a fait presque tout son possible pour éviter cette idolâtrie.

L’ego est à l’origine de l’idolâtrie
Que cache cette forme d’idolâtrie ? Il s’agit d’une intention de l’égo où l’on croit pouvoir progresser spirituellement sans se remettre en question. C’est là, bien sûr, le rêve de l’ego : vous faire croire à une progression spirituelle sans que vous ayez à vous confronter à l’ego, afin qu’il puisse continuer à se dissimuler. Tant que vous idolâtrez ce gourou extérieur, l’ego se sent en sécurité.

Il arrive parfois à ces étudiants qu’ils se détachent de l’idolâtrie et s’engagent dans une nouvelle impasse. Idéalement, lorsqu’on se libère de l’idolâtrie, on devrait comprendre qu’elle n’était pas due au gourou, mais à un aspect de notre psychologie, notamment à certains moi subconscients développés au cours de vies antérieures. En acceptant de résoudre ces moi, on peut faire la paix avec le gourou et, par conséquent, soit le suivre à nouveau, soit trouver un maître supérieur, souvent les maîtres ascensionnés.

Certains s’engagent dans cette impasse, persuadés d’en savoir plus que le gourou après avoir constaté ses faiblesses ou ses mensonges, et donc d’avoir atteint un stade ultime de développement spirituel. Ils risquent alors de s’y enliser de nouveau pour le restant de leurs jours. L’ego est toujours présent, œuvrant subtilement pour nous piéger dans une impasse. Ces impasses vont souvent de pair : suivre aveuglément le gourou ou croire en sa propre sagesse.

Purifier votre intention
Voyez-vous, lorsque vous acceptez de prendre du recul, vous pouvez purifier votre intention afin qu’elle ne soit plus celle de l’ego. Qu’est-ce qu’une intention pure ? À quoi parvenez-vous aux niveaux supérieurs ? Eh bien, une façon de l’expliquer est de dire que, sur le chemin qui mène du niveau 48 au niveau 96, vous devez vous concentrer sur vous-mêmes. Nombre d’entre vous reconnaîtront dans leur propre vie combien il leur a fallu se concentrer intensément sur un chemin spirituel, une pratique spirituelle. Souvent, ils ont ignoré ce que les autres pensaient qu’ils devaient faire, ne se laissant pas détourner de leur objectif ni de leur voie. Beaucoup d’entre vous ont rompu avec leur vie pour vivre dans une communauté spirituelle, et ce, encore une fois, parce qu’ils devaient se concentrer sur leur propre développement. Lorsque vous approchez du niveau 96 et que vous le dépassez, vous devez modifier votre intention, et le mot d’ordre pourrait être : « Il ne s’agit pas de moi. Il ne s’agit absolument pas de moi. »

Le seul moyen de se détacher véritablement de l’ego spirituel construit du niveau 48 au niveau 96 est d’accéder à un état d’esprit où l’on se met au service d’une cause qui nous dépasse. Il ne s’agit donc pas de vous, de ce que vous, en tant qu’individu, souhaitez accomplir sous l’influence de votre ego. Il ne s’agit pas d’obtenir quelque chose de ce chemin : une reconnaissance, une capacité particulière, un état de conscience supérieur conférant une vision ou des dons exceptionnels. Il s’agit de servir une cause. Il peut s’agir d’autres personnes, des maîtres ascensionnés ou de la société. À un certain point, la progression devient impossible sans un changement d’intention : reconnaître que l’on ne parcourt pas le chemin spirituel pour soi-même, pour accomplir quelque chose en tant qu’être séparé, mais pour servir une cause plus grande.

Comment pouvez-vous opérer cette transition ? Il est certainement plus facile de trouver une cause que vous aimez plus que votre propre gloire ou la glorification de votre ego. Car en aimant quelque chose plus que les objectifs de l’ego, vous pouvez le transcender. Vous pouvez vous libérer des chaînes qui forcent votre Soi conscient à voir le chemin à travers le filtre de vos différents moi subconscients toujours avides de quelque chose : « Qu’est-ce que je retire du chemin spirituel ? Qu’est-ce que je retire à prononcer des décrets et des invocations ? Qu’est-ce que je retire de ma participation à une communauté ou une organisation spirituelle ? Qu’est-ce que j’y gagne ? »

Il peut être nécessaire de traverser une phase d’introspection active, où l’on est attentif à cette voix intérieure qui cherche à obtenir quelque chose. Il s’agit d’en prendre conscience afin de la percevoir comme venant de l’ego et de s’en libérer. Se concentrer sur les questions suivantes peut s’avérer utile : « Comment puis-je être utile ? Qu’y a-t-il de plus important que moi ? Les maîtres ascensionnés sont-ils plus importants que moi ? » Autrement dit, que votre ego. Cela vous aide ensuite à dissocier votre Soi conscient de cette identification à l’ego qui vous pousse à être si centrés sur vous-mêmes. Bien sûr, pour opérer cette transition, il est également nécessaire d’intégrer nos enseignements sur le moi primal, le traumatisme cosmique de naissance, car tant que vous êtes traumatisés, vous ne pouvez pas vous libérer de l’ego.

Participer à la retraite de Sérapis Bey
On pourrait dire qu’il existe deux types de motivations de l’ego. La première consiste pour l’ego à s’élever à un statut suprême sur Terre. La seconde vise à compenser un traumatisme en croyant qu’un miracle ou un gourou peut vous en guérir. Ainsi, vous pourriez guérir sans vous remettre en question. Il existe aussi une motivation qui vous fait croire que vous pouvez progresser sans affronter le traumatisme. Or, comme nous l’avons expliqué, c’est impossible.

Dans les dispensations précédentes, il a été décrit que moi, Sérapis Bey, j’étais un maître très strict. Ma retraite se trouve à Louxor, au temple de l’Ascension, et une fois sur place, on est soumis à un régime très strict, exigeant une discipline rigoureuse. Cette image correspond à un état de conscience inférieur. Comme pour chacun d’entre nous, ma retraite propose différents niveaux adaptés aux personnes ayant différents niveaux de conscience.

Aux niveaux supérieurs, je me concentre sur un accompagnement individuel afin de vous aider à identifier les blocages psychologiques qui vous freinent. Je travaille avec vous pour vous aider à les résoudre, comme le font tous les Chohans. J’intègre également, en tant que facette du quatrième rayon, la flamme d’accélération. Il arrive un moment sur le chemin où la pensée, la force, la volonté ou l’amour ne suffisent plus à atteindre le niveau suivant. Il faut accélérer. On pourrait penser que l’accélération est synonyme de puissance, mais elle est au-delà. C’est une flamme distincte. Non pas qu’elle soit meilleure ou plus importante que la puissance, mais c’est une flamme à part. Aux niveaux supérieurs de ma retraite, j’aide les élèves qui le souhaitent à se connecter à cette flamme d’accélération.

Bien sûr, vous n’avez pas besoin d’être pleinement conscients de participer à ma retraite, mais vous pouvez faire un effort conscient. Par effort, j’entends vous concentrer pour vous connecter avec cette flamme d’accélération. Car il arrive un moment où vous possédez la compréhension, vous avez résolu certains blocages psychologiques, vous avez la volonté, l’intuition et l’amour. Mais pour accéder au niveau supérieur, il vous suffit d’accélérer. Il ne s’agit pas de comprendre quelque chose, mais simplement de prendre une décision : « J’accélère mon intention. J’accélère ma vision du chemin spirituel. J’accélère ma volonté de servir une cause qui me dépasse. » Lorsque vous vous connectez à la flamme d’accélération, vous pouvez prendre cette décision consciente. C’est juste la décision d’accélérer et elle ne vient pas du mental extérieur.

C’est un privilège et une joie pour moi d’aider les étudiants à franchir ce cap essentiel où l’on comprend que parfois, il ne s’agit pas de comprendre, mais simplement de décider d’accélérer. Il n’y a pas de raison, pas de raison extérieure, rien à résoudre ni à élucider. Il suffit d’accélérer. C’est une immense joie pour moi de voir les étudiants saisir cela. Soudain, une lumière s’allume dans leurs yeux et ils réalisent : « Je n’ai pas besoin de tout comprendre, je peux simplement accélérer au-delà. » Alors ils se connectent à la flamme et ils accélèrent.

En substance, c’est ce qui se produit lors de l’ascension. C’est l’accélération ultime possible sur Terre. D’une certaine manière, on pourrait dire qu’à chaque niveau du chemin, il y a aussi une accélération. Mais il arrive un certain point, aux alentours du niveau 96, où il faut simplement accélérer, dépasser la simple focalisation sur le moi extérieur et ce qu’il pourrait accomplir sur le chemin spirituel. Il ne s’agit pas d’accomplir quoi que ce soit. Il ne s’agit pas d’atteindre un niveau ultime. Il s’agit d’accélérer au-delà de son niveau actuel.

C’est ma plus grande joie, et c’est ce que je vous offre, cette flamme d’accélération, lorsque vous vous sentez prêts. Car je suis toujours prêt pour vous. C’est avec une immense joie que je vous scelle dans cette flamme d’accélération. Sérapis Bey, JE SUIS.

Chapitre 18
Chapitre 16

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 16/07/2026