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CH31 Surmonter la tendance à être trop sérieux

Je suis le Maître ascensionné Sanat Kumara. Certains m’appellent l’Ancien des jours, d’autres la Jeunesse éternelle. Alors, puis-je être les deux à la fois ? Aux yeux des humains, oui. Certes, on peut dire que je ne suis pas un nouveau courant de vie. Mais comme j’ai ascensionné dans cette sphère-ci, je ne suis donc pas aussi ancien que certains maîtres ascensionnés qui m’ont précédé. Par ailleurs, je suis la jeunesse éternelle, car comment ai-je ascensionné ? J’ai ascensionné en incarnant un aspect de la conscience du Christ, et c’est l’aspect qui renouvelle toute chose.

Le Christ renouvelle toute chose
Prenons l’exemple de Jésus qui a dit : « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume. » Cela signifie, bien sûr, que pour les enfants, tout est nouveau et tout est passionnant. Je me suis concentré sur cet aspect de la conscience du Christ avant mon ascension. Je l’ai incarné, et c’est ce qui m’a permis d’atteindre l’état ascensionné. J’étais toujours ouvert à la nouveauté et j’évitais l’écueil de la sophistication excessive consistant à croire tout savoir et tout maîtriser, à penser qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et que tout est sous contrôle. C’est ce que ressentent les êtres déchus. Ils pensent tout savoir. Comme le disait Maitreya : « Tout cela n’est qu’une illusion créée par l’esprit. » Cela ne paraît réel qu’à cet esprit tellement déconnecté de l’esprit du Christ qu’il ne cherche même plus la nouveauté, car il valorise le contrôle par-dessus tout.

Comment allez-vous ascensionner ? Il peut sembler que les dernières dictées que nous donnons s’éloignent du but de cette conférence qui est d’incarner le Christ au quotidien. Nous reconnaissons que l’enseignement de Maitreya n’a peut-être pas d’application pratique immédiate dans votre vie quotidienne. Je vais donc m’efforcer de rendre mon enseignement plus pratique. En résumé : cessez de vous prendre trop au sérieux !

Prendre le chemin et soi-même trop au sérieux
Vous savez, il arrive un moment sur le chemin de la christité où il faut prendre du recul et vous demander : « Quel est le sens de ce chemin ? Comment l’ai-je abordé jusqu’à présent ? » Beaucoup d’entre vous constateront qu’ils ont découvert les enseignements, qu’ils en ont saisi le sens, du moins tel qu’ils le percevaient à ce moment-là. Puis, ils ont décidé de se consacrer à ce chemin. Or, comme ce fut le cas pour ce messager, ils sont devenus presque obsessionnels et soucieux de tout faire parfaitement selon leurs propres convictions. Ils voulaient réciter tous les décrets et invocations, lire toutes les dictées, assister à des conférences, et tout étudier en menant en même temps leur vie quotidienne.

Vous ne pouvez pas consacrer tout votre temps et toute votre attention aux enseignements, du moins pas pour la plupart d’entre vous. Nombre d’entre vous ont des enfants, un travail et des obligations. Vous créez ainsi cette tension que les personnes spirituelles ont connue à travers les âges et qui a donné lieu en Orient à une tradition qu’il faut renoncer au monde et s’en retirer pour être véritablement spirituel. Encore une fois, nous ne blâmons personne.

En parcourant les périodes de l’histoire de la planète Terre, nous constatons, et nous l’avons expérimenté (pour ceux d’entre nous qui ont vécu sur Terre ou sur d’autres planètes), qu’il est très difficile, sur une planète non naturelle, de concilier le développement spirituel et la vie quotidienne. C’est un défi immense. Nous observons également qu’à l’ère du Verseau, nous entrons dans une période où l’idéal n’est plus que la plupart des personnes spirituelles se retirent du monde. Au contraire, l’idéal est que chacun, du moins la plupart d’entre vous, reste dans le monde et exprime sa spiritualité au quotidien. Il ne s’agit pas de dissocier les deux. Comment y parvenir ?

Eh bien, ce que vous pouvez constater chez beaucoup d’entre vous, c’est qu’après vous être engagés sur cette voie, vous avez ressenti cette tension. C’est en partie pourquoi, comme d’autres l’ont évoqué, votre stress a augmenté après cet engagement. Vous étiez tiraillés entre deux directions et vous ressentiez une tension entre votre vie quotidienne et votre croissance spirituelle. Quel a été le résultat de ce stress ? Beaucoup d’entre vous ont commencé à prendre le chemin ainsi que vous-mêmes très au sérieux. Encore une fois, nous ne vous blâmons pas. Gardez bien à l’esprit ce que nous répétons sans cesse : « Ceux d’entre nous qui ont vécu sur Terre ont expérimenté ce que vous vivez. » Nous avons tous, à un moment donné, pris la croissance spirituelle très au sérieux.

Maintenant, vous pouvez dire que pour passer du niveau 48 au niveau 96, il faut un dévouement suffisant pour vous élever au-dessus de la conscience collective. Cela exige donc un certain engagement, une certaine concentration et une certaine discipline. Il est nécessaire d’établir des priorités afin de discerner ce qui compte vraiment dans la vie. En effet, définir ses priorités facilite l’affirmation : « Voici mes obligations de la vie quotidienne et mes activités spirituelles. J’ai trouvé un équilibre entre les deux et je le maintiens. » Cependant, la plupart des gens ont tendance à se prendre très au sérieux. Vous prenez le chemin spirituel très au sérieux ce qui donne à l’ego une brèche pour colorer votre perception du chemin.

L’ego se prend très au sérieux
Plus vous prenez le chemin et vous-mêmes au sérieux, plus l’ego peut vous influencer. D’ailleurs, les êtres déchus peuvent aussi projeter quelque chose dans votre esprit lorsque vous vous prenez trop au sérieux. Ils sont, bien sûr, l’exemple ultime d’êtres qui se prennent tellement au sérieux que vous ne pouvez même pas l’imaginer. La plupart d’entre vous n’ont pas rencontré les êtres déchus au niveau le plus bas de conscience, et ce n’est pas obligatoire. Je vous dis simplement que si vous pouviez voir leur conscience, vous ne croiriez pas à quel point ils se prennent au sérieux, se donnent de l’importance et se croient supérieurs. Ils pensent que Dieu lui-même les observe, fais attention à eux et s’inquiète de leur pouvoir. Ils croient qu’ils ont acquis un pouvoir ici-bas et que Dieu craint que leur pouvoir ne surpasse le sien. C’est probablement vrai pour le faux dieu qu’ils ont créé. Ce dernier pourrait s’inquiéter à leur sujet, mais le véritable Créateur, bien sûr, n’est nullement inquiet.

Il arrive un moment, certainement après avoir franchi le niveau 96, mais il vaut mieux en prendre conscience avant d’y parvenir, où vous devez vous poser la question : « Suis-je trop sérieux ? Pourquoi suis-je si sérieux ? » C’est parce que vous avez accordé une importance démesurée au chemin spirituel en général et à votre progression personnelle sur ce chemin. Vous avez défini un objectif de croissance spirituelle qui revêt une importance capitale – du moins à vos yeux. Vous pourriez même penser qu’il en a une pour les maîtres ascensionnés. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles certaines personnes atteignent le niveau 96, échouent à l’initiation pour abandonner la focalisation sur soi, et commencent ainsi à chercher à élever leur moi séparé à un statut spirituel ultime.

Vous vous prenez tellement au sérieux, ou plutôt, votre moi séparé se prend tellement au sérieux, car, encore une fois, qu’est-ce que le Soi conscient ? Eh bien, c’est la pure conscience, la conscience neutre. Y a-t-il une place, dans la pure conscience, pour être plus ou moins sérieux ? Où se situerait cette place ? Le sérieux ne peut exister que dans un moi. Il ne s’agit peut-être pas d’un moi dualiste. Il s’agit peut-être du moi spirituel qui vous a mené près du niveau 96. Si ce moi commence à se prendre trop au sérieux, il ne voit plus qu’il n’est qu’un véhicule, comme la base d’une fusée, destiné à vous transporter à une certaine altitude, puis à se détacher pour que vous puissiez vous élever plus haut. Si ce moi spirituel refuse de se détacher, de s’estomper, il peut exercer une forte emprise sur le Soi conscient – si ce dernier ne réalise pas la nécessité de cesser d’être si sérieux.

Les êtres déchus se prennent très au sérieux
Maître More a eu une incarnation où il a forgé cette phrase : « Le diable, l’esprit orgueilleux, ne supporte pas d’être moqué. » Riez du diable et il s’en ira. Il y a là une vérité profonde. Les êtres déchus sont si orgueilleux. Ils se prennent tellement au sérieux. Ils s’attendent à ce que tous les autres les prennent aussi au sérieux qu’ils se prennent eux-mêmes. Lorsqu’ils rencontrent quelqu’un qui ne les prend pas au sérieux, qui se moque d’eux, ou qui démontre qu’il ne se soumettra pas, qu’il ne se laissera pas perturber, qu’il ne les combattra pas, alors ils ne savent plus quoi faire.

Il vous faut arriver à un point où vous ne prenez plus les êtres déchus au sérieux. Comment y parvenir si vous vous prenez vous-mêmes au sérieux ? Car alors, vous penserez qu’il est si important pour vous de progresser afin d’accomplir quelque chose d’une importance capitale pour les maîtres : libérer la planète des êtres déchus, ou quoi que ce soit d’autre.

Il existe d’innombrables façons pour les personnes spirituelles de donner une importance capitale à leur chemin. Comme l’expliquait le messager, il est arrivé à un point où il a réalisé que son approche spirituelle avait été colorée par l’ego, notamment parce qu’il se prenait trop au sérieux. Il pensait que progresser sur cette voie revêtait une importance capitale pour l’avenir de la planète et pour la cause des maîtres ascensionnés. Il a fini par comprendre la futilité et la vanité de cette attitude, en partie grâce à de nombreuses expériences intérieures avec la conscience d’un maître ascensionné, qui lui ont permis de réaliser qu’un maître ascensionné est comme le roc du Christ.

Votre ego ne peut pas influencer les maîtres ascensionnés
Vous pouvez, avec votre mental extérieur, avec votre ego, projeter toutes sortes de choses sur les maîtres ascensionnés : que vous accomplissez une chose d’une importance capitale, que vous faites tous ces sacrifices pour eux et que, par conséquent, ils vous reconnaîtront forcément un jour. Pourtant, cela n’a aucune influence sur nous en tant que maîtres ascensionnés. Nous sommes le roc du Christ. Nous ne serons pas touchés par votre ego, quoi qu’il en pense. Lorsque vous êtes disposés à en faire l’expérience, à le reconnaître, vous pouvez constater la futilité de croire que votre ego peut vous donner un sentiment d’importance que nous respecterons – et alors vous pouvez vous en libérer. Vous pouvez, comme l’a décrit le messager, rencontrer véritablement la Présence des maîtres ascensionnés. Vous pourriez même avoir une vision de ce que vous pouvez réellement faire pour nous, lorsque vous n’agissez pas sous l’influence de l’ego, mais selon votre plan divin personnel.

Ce que vous constatez ici, c’est que, comme nous l’avons déjà dit, de nombreux étudiants spirituels ont une vision assez précise de ce qu’ils doivent accomplir dans leur vie, mais il leur manque une vision du comment y parvenir. Vous avez peut-être la conviction, juste, que dans cette vie, vous avez le potentiel d’agir pour la société ou pour les maîtres ascensionnés, mais votre ego influence votre perception de la réalisation de ces objectifs, car vous pensez pouvoir y parvenir par le biais du mental extérieur et de l’ego. Vous pouvez vous en libérer lorsque vous réalisez que cela est impossible avec l’ego, et même que vous ne pouvez pas y parvenir par vous-mêmes, car, comme l’a dit Jésus : « Je ne peux rien faire par moi-même. C’est le Père qui est en moi qui agit. »

Qui est le Père intérieur ? C’est l’esprit du Christ. C’est votre Présence JE SUIS. Ce sont les maîtres ascensionnés. Voilà le Père intérieur. Alors vous réalisez : « Par moi-même, je ne peux rien faire de valable, rien qui puisse élever la conscience sur Terre, car tout ce que je fais, teinté par l’ego, ne fait que renforcer la conscience qui maintient la planète prisonnière. Je dois abandonner cette idée que moi, en tant que moi séparé, je peux accomplir quelque chose de valable spirituellement. » Alors, vous pouvez véritablement commencer à réaliser votre plan divin, car ce n’est pas vous qui le faites, même si vous le faites d’un point de vue extérieur. Ce n’est pas le moi extérieur qui agit, mais votre Soi conscient qui est la porte ouverte en étant neutre. Si vous êtes neutres, pouvez-vous vous prendre au sérieux ? Pouvez-vous être sérieux ? Impossible. Je ne vous dis pas qu’il faut absolument que vous vous disiez : « Oh, je vais me mettre à faire des blagues tout le temps. Je vais m’amuser. Je vais faire plein de choses amusantes pour me détendre. » Ce n’est pas vraiment nécessaire pour vous tous. Ça peut l’être pour certains.

Devenir neutre et totalement authentique
Il existe une vieille histoire qui raconte l’histoire d’un homme atteint d’une maladie incurable, à qui les médecins donnaient trois mois à vivre. Il loua tous les films comiques qu’il put trouver et les regarda toute la journée, riant à gorge déployée. Au bout de trois mois, sa maladie avait disparu. Certes, pour certains d’entre vous, il peut être utile de faire preuve de plus d’humour, de plus de légèreté, mais pas pour tous, car le but est en réalité d’atteindre la neutralité. Vous avez peut-être penché trop du côté du sérieux. Vous pourriez avoir besoin d’aller vers l’autre extrême, de prendre les choses avec humour et légèreté, mais le but est de revenir à cette neutralité, car le Christ est neutre. Neutre non pas au point médian entre deux extrêmes dualistes, mais neutre au-delà de toute dualité.

Un autre aspect de la christité, lié à cette idée de ne pas vous prendre trop au sérieux, est que, en progressant spirituellement, vous devenez plus authentiques. Cela ne signifie pas que vous cessez de mentir ou de tromper les autres, car il faut vous défaire de ces comportements avant de dépasser le niveau 96. Il s’agit plutôt d’une plus grande authenticité, au sens où vous ne cherchez plus à vous dissimuler derrière une façade. L’ego cherche toujours à se cacher ou à se camoufler derrière un masque de bienveillance. En cheminant du niveau 48 au niveau 96, vous construisez ce sens du soi spirituel. D’une certaine manière, c’est aussi une façade, une apparence extérieure, derrière laquelle vous cachez quelque chose. Vous ne souhaitez pas vraiment vous dévoiler.

Beaucoup d’entre vous se reconnaîtront dans cette situation : cette réticence à parler de ses convictions spirituelles. Vous hésitez à vous exposer aux critiques. Nous ne vous blâmons pas, nous soulignons simplement une étape que nous traversons tous. À mesure que vous progressez vers la christité, vous devenez plus authentiques – en ce sens que, plus vous gagnez en neutralité, moins vous vous prenez au sérieux. Pourquoi éprouvez-vous le besoin de vous cacher ? Qu’avez-vous à cacher ?

Devenir transparent sans rien à cacher
En abandonnant ces moi séparés, vous avez de moins en moins à cacher. Certains pensent qu’en devenant le Christ, vous développez une personnalité forte et autoritaire qui a toujours raison, qui détient toujours la solution et qui peut dicter aux autres comment les choses doivent être faites. En réalité, à mesure que vous progressez vers des niveaux supérieurs de christité, vous devenez de plus en plus transparents. Votre personnalité extérieure s’estompe progressivement. Ainsi, l’individualité de votre Présence JE SUIS peut commencer à rayonner à travers vous. Il ne s’agit pas de personnalité extérieure, car au lieu de devenir cette personne forte, vous devenez simplement transparents.

À quoi êtes-vous attachés lorsque vous êtes neutres ? À rien. Y a-t-il une place pour les attachements dans la neutralité ? Demandez au Bouddha, et que pensez-vous qu’il répondra ? « Je ne vois aucune place en moi pour les attachements. » Lorsque vous devenez transparents, vous ne voyez plus aucune place en vous pour les attachements. C’est alors que le prince de ce monde vient et essaie de vous manipuler et de vous tenter avec toutes sortes de choses, mais il ne peut rien saisir en vous. Il n’a rien en vous. Comment le prince de ce monde pourrait-il n’avoir rien en vous si vous ne devenez pas transparents ? Tant que vous cherchez à cacher quelque chose, le prince de ce monde a quelque chose en vous, car il menacera soit de révéler ce que vous cherchez à dissimuler, soit il vous proposera de vous aider à le cacher – et dans les deux cas, il a quelque chose en vous.

Vous ne pouvez pas accéder au ciel en vous prenant au sérieux
On pourrait dire ici : oui, il y a assurément une étape sur le chemin où le dévouement est indispensable. Il faut être discipliné et concentré. Il faut avoir un but précis pour ne pas se laisser distraire par la conscience collective. Au-delà du niveau 96, le chemin devient plus ludique. On adopte une approche moins sérieuse et plus légère. On pourrait dire qu’on ne peut pas accéder au ciel en se prenant au sérieux, mais en jouant.

Nous avons évoqué le processus par lequel le Soi conscient commence au niveau 144. Vous prenez alors une illusion. Ces illusions que vous adoptez à ces niveaux supérieurs vous permettent de vous percevoir comme un être capable de s’incarner sur Terre, une planète dense. Pour vous incarner sur Terre, les conditions terrestres doivent vous paraître réelles. À mesure qu’elles vous paraissent réelles, elles acquièrent également de l’importance. Ce n’est que lorsqu’elles vous paraissent importantes que l’incarnation sur une telle planète peut vous sembler justifiée, car vous pensez avoir une mission importante à accomplir ici.

À mesure que vous dépassez le niveau 96 et que vous accédez à ces plans supérieurs, à mesure que vous vous libérez de plus en plus de ces illusions, votre perception de la réalité se transforme. Ce que vous voyez sur Terre, ou même ce que vous rencontrez dans votre vie quotidienne, semble de moins en moins réel. Cela peut s’avérer difficile pendant un certain temps, et vous pouvez traverser une phase presque schizophrénique où vous vous demandez : « Y a-t-il quoi que ce soit de réel ? » Vous pouvez être tentés de vous retirer du monde, car la vie quotidienne ne semble plus réelle. Elle n’est plus importante. Il existe un équilibre à trouver : tant que vous êtes incarnés, les situations que vous rencontrez dans votre vie quotidienne ont une certaine réalité et une certaine importance.

Être plus ludique au quotidien
C’est simplement que, lorsque vous atteignez ce niveau de transparence christique, vous comprenez que : oui, vous rencontrez des conditions matérielles sur Terre, vous rencontrez des personnes. Bien sûr, elles sont importantes. Bien sûr, votre relation avec elles est importante. Mais cela ne vous définit pas. Cela ne vous possède pas. Cela ne vous contrôle pas. Cela signifie que vous pouvez désormais vivre le quotidien sans le prendre autant au sérieux. Vous pouvez être plus enjoués. Vous pouvez être plus joyeux. Vous pouvez aider les autres à être plus joyeux et moins sérieux. Vous pouvez souvent apprendre à apaiser les conflits, même entre personnes, en adoptant ce regard neutre, cette approche enjouée et innocente.

Il est nécessaire d’être sérieux pendant un certain temps, mais si vous pensez devoir l’être jusqu’à votre ascension, vous vous compliquez inutilement la tâche. Je ne dis pas que c’est impossible. Vous avez vu que Jésus était assez sérieux durant les trois dernières années de sa mission. On a même dit, lors d’une dispensation antérieure, que Jésus n’avait pas souri durant toute cette incarnation. C’est pourtant inexact, comme Mère Marie peut vous le confirmer, car il était un enfant comme les autres, il jouait et riait comme les enfants. Néanmoins, ressentant la gravité de sa mission, surtout durant les trois dernières années, il est devenu plus sérieux, et il n’y a rien à lui reprocher.

On voit aussi qu’il était suspendu à la croix et il ne pouvait ni en descendre ni mourir. Il était coincé dans un no man’s land jusqu’à ce qu’il comprit qu’il restait un fantôme auquel il devait renoncer. Ce n’est qu’après avoir abandonné ce fantôme qu’il put avancer. Il peut vous arriver d’atteindre un niveau de conscience assez élevé, certainement au-delà du niveau 96, et de vous maintenir dans cet état de suspension, cette impasse, car il y a quelque chose que vous n’avez pas vu et que, par conséquent, vous ne pouvez pas abandonner. Plus tôt vous apprendrez à rire de vous-mêmes, plus le chemin sera facile.

Bien sûr, même au niveau 48, vous pouvez apprendre à rire de vous-mêmes. Et si vous y parvenez, l’ego perd de son emprise. Les forces obscures aussi, car, voyez-vous, rire de soi-même place l’ego face à un dilemme. L’ego cherche à vous influencer, mais il ne peut le faire qu’en se dévoilant à vous, ne serait-ce qu’un instant. Si l’ego sent qu’en se dévoilant, vous risquez de vous moquer de lui, il y réfléchira à deux fois.

Il en va de même pour le diable et les forces obscures. Ils ne supportent pas d’être moqués, aussi, s’ils sentent le risque de l’être, ils pourraient se dire : « Pourquoi ne pas laisser tomber celui-ci ? Regardez plutôt cet autre, là-bas, qui se prend tellement au sérieux. Allons plutôt vers lui. » Une planète comme la Terre n’est pas un si mauvais endroit pour y être.

Comment ai-je accédé à mon ascension ? En devenant totalement transparent aux forces de ce monde. Elles n’avaient aucune emprise sur moi, car je ne prenais rien au sérieux. En réalité, qu’est-ce qui vous empêche de vivre cette même transformation, de renaître par le Christ en acceptant de renoncer à votre vie d’étudiant spirituel sérieux pour renaître comme un étudiant spirituel ludique ?

Ce qui vous a mis dans le pétrin peut aussi vous en sortir
Je souhaite dire quelques mots ici concernant l’enseignement ancien selon lequel, dans un passé lointain, 144 000 âmes de Vénus ont choisi de s’incarner sur Terre. Ces âmes étaient, selon la définition que nous avons donnée, des avatars, en ce sens que Vénus avait atteint un niveau d’ascension supérieur à celui de la Terre. Ainsi, les enseignements que nous avons transmis sur les avatars peuvent être appliqués par tous ces êtres encore incarnés. De nombreux étudiants des maîtres ascensionnés, au fil des décennies, ont ressenti profondément qu’ils sont venus de la planète Vénus, accompagnés de Dame Vénus et de moi. Si vous ressentez cette intuition, appliquez ces enseignements sur les avatars et vous progresserez considérablement. Je tiens également à préciser qu’avant que ces 144 000 âmes ne viennent de Vénus, et avant que d’autres avatars ne viennent des planètes naturelles, vous possédiez tous une caractéristique particulière.

Maitreya a parlé de votre vision optimiste, de votre capacité à surmonter les défis terrestres. De quoi s’agissait-il exactement ? C’était en réalité une façon de ne pas vous prendre trop au sérieux. Vous étiez enjoués et vous pensiez : « Oh, on peut s’en sortir en jouant sur Terre. Quel que soit le problème, on peut s’en sortir en jouant. » Voyez-vous, en ne vous prenant pas trop au sérieux, vous ne preniez pas la Terre et la dualité aussi au sérieux. C’est en quelque sorte ce qui vous a piégés mentalement : après avoir été exposés au traumatisme de naissance, vous avez commencé à vous prendre très au sérieux – ou plutôt, vous avez créé un ego qui se prenait lui-même très au sérieux.

On pourrait dire que c’est votre côté joueur qui vous a mis dans cette situation, mais au lieu de vous blâmer ou de dire : « Oh, c’est une erreur d’être enjoué, j’aurais dû être plus sérieux », il suffit d’un simple changement de perspective : « Ce qui m’a conduit dans cette situation peut aussi m’en sortir. » Votre côté joueur vous a peut-être amenés à votre état actuel, mais elle peut aussi vous en sortir. Il vous faut opérer un changement et réaliser que le principal défi sur une planète comme la Terre est précisément celui-ci : avant de venir ici, vous avez une certaine vision, une certaine attitude envers la vie et envers vous-mêmes. En arrivant ici, vous êtes confrontés au choc de constater que les choses ne sont pas comme vous les imaginiez. Par conséquent, sans même en être pleinement conscients, vous décidez, par exemple : « Je n’ai pas pris la Terre assez au sérieux. J’étais trop enjoué et c’est ce qui m’a mis dans cette situation délicate, avec ce traumatisme de naissance et ces êtres déchus. Je ne serai plus jamais enjoué. C’est un problème d’être trop enjoué. »

Vous voyez comment vous niez ce qui vous a amené sur Terre. Vous pensez : « Oh, c’était une erreur, un déséquilibre, un excès, j’aurais dû être plus sérieux. » Par conséquent, vous ne pouvez pas maintenant utiliser cette même qualité pour vous sortir de ce pétrin, pour vous en sortir en jouant. Vous pensez : « Je m’y suis fourré en jouant. » Vous ne vous êtes pas fourrés dans ce pétrin terrestre en jouant. Les êtres déchus vous ont attaqués de la manière la plus agressive et la plus vicieuse. Vous ne vous êtes pas fourrés dans ce pétrin en jouant, mais vous pouvez vous en sortir en ne prenant pas les êtres déchus au sérieux, en ne prenant pas votre ego au sérieux, en ne prenant pas votre sens du soi au sérieux.

Voyez-vous, cette même qualité qui vous a amenés ici est aussi celle qui peut vous en sortir si vous la retrouvez, si vous vous y reconnectez et acceptez qu’elle soit votre meilleure chance. Qui aurait cru qu’on puisse s’en sortir en jouant face à un tel désordre ? En adoptant l’esprit du Christ et l’enseignement de Jésus, selon lequel il faut redevenir comme de petits enfants, vous comprenez que, dans une certaine mesure, la seule issue est de prendre les choses avec légèreté et non trop au sérieux. Si vous pouvez en rire, est-ce que cela a la même réalité ou le même pouvoir sur vous ?

Sortir du sérieux de la Terre
Bien sûr que non. Autrement dit, cessez de vous reprocher de ne pas avoir été assez sérieux avant de venir ici. Votre manque de sérieux sur une planète naturelle n’est pas le problème. C’est le sérieux que vous avez développé après votre arrivée sur Terre qui pose problème. Comment vous libérer de ce sérieux excessif ? En renouant avec la légèreté et en jouant tout au long de votre chemin pour retourner à la maison. Que ce que vous considérez comme votre demeure soit Vénus, une autre planète ou le royaume ascensionné, jouez simplement jusqu’à y parvenir.

Ainsi s’achève mon jeu ici, ma grande joie d’interagir avec vous, et je retourne maintenant au royaume ascensionné, que je n’ai jamais vraiment quitté, car peut-il y avoir séparation dans l’esprit du Christ ? Je peux sembler séparé de vous, de votre point de vue terrestre, mais de mon point de vue dans le royaume ascensionné, je ne le suis pas. Je n’ai pas eu à parcourir des milliers de kilomètres pour venir sur Terre. Je n’ai pas eu à prendre l’avion cosmique pour arriver ici.

Il me suffisait de déplacer mon attention, car je suis au-delà du temps et de l’espace. Il s’agit simplement de savoir où je concentre mon attention, et j’y suis instantanément, où que ce soit. Lorsqu’on est connecté à l’esprit du Christ, y a-t-il une notion de localisation ? Peut-on dire que la Terre occupe une place particulière dans l’esprit du Christ ? Existe-t-il une sorte de carte de l’esprit du Christ ? Ici Vénus, ici la Terre, ici Sirius ? Pas du tout. C’est évidemment difficile à saisir, surtout pour un esprit linéaire, mais l’esprit linéaire ne peut pas jouer. L’esprit intuitif, lui, peut jouer, et une façon de jouer est de se pencher sur ces énigmes qui déconcertent l’esprit linéaire.

Par ces mots, je vous scelle dans l’enjouement, la transparence et la jeunesse que JE SUIS. Sanat Kumara, JE SUIS.

Chapitre 32
Chapitre 30

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 11/09/2026