Je suis le Maître ascensionné Gautama Bouddha. Si les chrétiens de ce monde entendaient cela, ils diraient : « Quel rapport y a-t-il entre le Bouddha, le Christ et le chemin vers la christité ? » Eh bien, nous allons le voir. Quelle est la différence entre le chemin vers la christité et le noble sentier octuple ? Je vais maintenant vous l’expliquer.
[Silence]
Il n’y a pas de différence. La différence est seulement dans la forme extérieure. Est-ce la forme extérieure ou le résultat final qui importe ? Il y a une division entre ceux qui ont ascensionné et ceux qui n’ont pas ascensionné. Ceux qui n’ont pas ascensionné sont attachés à la forme extérieure. Ceux qui ont ascensionné ont transcendé cet attachement et compris que seul le résultat final compte.
Le mensonge primaire du serpent
En quoi croient ceux qui sont attachés à la forme extérieure d’un enseignement, qu’ils soient bouddhistes, chrétiens, hindous, musulmans ou autres ? Ils croient au mensonge du serpent qu’un enseignement ayant une forme spécifique sur Terre puisse les conduire au ciel, et que seul cet enseignement puisse les y conduire. C’est un mensonge, et même un mensonge grossier. Il ne paraît réel qu’à l’ego, qui tente d’assurer son salut en utilisant les choses de ce monde.
Quel est le chemin vers la christité, la bouddhéité ou toute conscience supérieure qui mène au-delà de la Terre ? Il consiste à transcender les formes terrestres pour vous reconnecter à la réalité que vous n’êtes pas issus de la Terre. Vous n’êtes pas un produit de la Terre. Vous êtes un être spirituel descendu sur Terre qui a revêtu la forme de vos quatre corps inférieurs, dont votre corps physique. Vous n’êtes pas devenus cette enveloppe extérieure. C’est précisément parce que vous n’êtes pas devenus la forme que vous pouvez vous en libérer. Si vous n’êtes pas devenu la forme que vous avez prise ici-bas, et si le seul moyen d’accéder au royaume supérieur est de transcender la forme terrestre, quel sens cela a-t-il que la forme que vous avez sur Terre ait besoin d’un enseignement extérieur ayant une forme spécifique pour que vous puissiez vous libérer de la forme ?
Voyez-vous, vous essayez d’échapper à la forme de vos quatre corps inférieurs en utilisant une autre forme dans les quatre niveaux de l’univers matériel. Ne voyez-vous pas que cela ne fonctionnera jamais ? Je m’adresse à la conscience collective, bien sûr. Vous pourriez dire : « N’est-il pas vain de parler ainsi à la conscience collective alors que vous dites toujours qu’elle est si basse ? » Oui, c’était la tentation à laquelle j’ai été confronté lorsque j’avais atteint le nirvana et décidé de revenir sur Terre pour enseigner : « Vous avez atteint un niveau de conscience si élevé que personne sur Terre ne pourra vous comprendre. » Ma réponse fut : « Certains comprendront », ou plutôt, certains seront en résonance avec cet enseignement.
La conscience du Christ a-t-elle une forme ?
Qu’est-ce que la conscience du Christ ? Vraiment, qu’est-ce que la conscience du Christ ? Qu’avons-nous déjà expliqué ? Lorsque les gens entendent parler pour la première fois du concept de la conscience du Christ, ils projettent dessus des images fondées sur ce qu’ils voient sur Terre, sur leur propre ego, sur les préjugés et les faux enseignements auxquels ils croient. Que font-ils en projetant ces images sur la conscience du Christ ? Ils lui donnent une forme. La conscience du Christ a-t-elle une forme ? La nature de Bouddha a-t-elle une forme ? Non. Certes, toutes les formes sont issues de la conscience du Christ ou de la nature de Bouddha, mais la conscience du Christ elle-même n’a pas de forme. Elle est au-delà de la forme – et c’est pourquoi elle est la seule chose qui puisse vous conduire au-delà de la forme.
Or, en raison des mécanismes de l’univers matériel, la conscience du Christ ne peut pas s’exprimer dans sa forme pure sur une planète non naturelle comme la Terre. D’ailleurs, elle ne peut s’exprimer dans sa forme pure nulle part. Elle doit s’individualiser. Elle doit prendre une forme. C’est là tout le sens de l’incarnation du Christ. Cela signifie que si le Christ ne s’incarne pas, ceux qui sont prisonniers de la dualité et de la séparation n’ont pas la possibilité de voir qu’il est possible de transcender la conscience de mort, la conscience de séparation et de dualité.
L’incarnation du Christ ou l’incarnation du Bouddha nous offre cette opportunité. La plupart des gens refusent de changer, et dès lors, que font-ils ? Ils suivent une religion ou un mouvement fondé peut-être sur une véritable incarnation, mais ils se focalisent sur la forme extérieure au lieu de comprendre que celle-ci est insignifiante. Ce qui importe, c’est ce qui s’exprime à travers elle. Le chemin de la transcendance et de la vie éternelle consiste à regarder au-delà de la forme. Il faut percevoir l’informe qui s’exprime à travers la forme, et suivre cette informe jusqu’à la conscience du Christ, la nature de Bouddha, ou quel que soit le nom qu’on lui donne.
Interpréter la forme extérieure de l’enseignement
Au contraire, ceux qui refusent de se transcender se focalisent sur la forme extérieure. Puis ils se mettent à interpréter les enseignements et ils sont très forts pour cela. Jésus a défié les scribes et les pharisiens. J’ai rencontré les brahmanes hindous qui étaient forts pour interpréter. Voyez comment le bouddhisme a été divisé en différentes branches ! Pourquoi ? Parce qu’on l’a interprété, encore et encore, en se disputant sans fin sur tel ou tel mot. Signifiait-il ceci ou cela ? Que voulait dire le Bouddha lorsqu’il a nié l’existence d’un soi permanent ? Voulait-il dire qu’il n’y a pas de soi ? Et ainsi de suite.
On pourrait dire : « C’est simplement le jeu auquel les gens se livrent sur Terre pour repousser le jour où ils devront choisir entre la transcendance et la mort définitive. » Mais comprennent-ils vraiment ce qu’ils font en jouant à ce jeu ? Non, car le jeu lui-même occulte la réalité qu’il n’y a pas de vie en dehors de la conscience du Christ. Le jeu donne l’illusion d’une existence éternelle, mais c’est impossible. L’ego, les êtres déchus, ont une date d’expiration que l’on peut prolonger par le libre arbitre, mais pas indéfiniment. Combien de fois peut-on s’incarner sur Terre avant que cette opportunité ne disparaisse ? La question reste ouverte, mais n’imaginez pas qu’il s’agisse d’un nombre infini.
Le but de l’incarnation du Christ
Quel est le but de l’incarnation du Christ ? Était-ce pour que, dès sa naissance, Jésus soit déjà dans la conscience du Christ ? Était-ce pour que, dès ma naissance, je sois déjà dans un état de conscience supérieur, déjà imprégné de la conscience bouddhique ? Comme nous l’avons expliqué à maintes reprises, il n’en est rien. Nous devions tous les deux suivre un chemin. Dès lors, qu’est-ce que l’incarnation du Christ ou l’incarnation du Bouddha ? C’est qu’un être humain, ou plutôt un être spirituel incarné dans un corps humain, atteigne un niveau de conscience critique où le Christ peut commencer à s’exprimer à travers une forme extérieure. Lorsque vous réussissez l’initiation du niveau 96, vous devenez l’incarnation du Christ. Vous n’atteignez pas encore la plénitude de la christité, mais vous devenez l’incarnation.
En d’autres termes, l’incarnation du Christ n’est pas un état préexistant à l’incarnation. C’est un état que l’on peut atteindre en élevant sa conscience. Quel est le but de cette incarnation ? Eh bien, c’est, bien sûr, d’offrir aux êtres humains un choix qu’ils n’avaient pas lorsqu’ils ignoraient la possibilité qu’un être humain puisse atteindre un état de conscience fondamentalement supérieur au leur. Ce choix n’est pas possible tant qu’ils n’ont pas vu quelqu’un atteindre la conscience du Christ ou la nature de Bouddha.
Pour que le libre arbitre puisse s’exercer pleinement, il faut permettre aux individus d’entrer dans la dualité. Comme nous l’avons expliqué, l’entrée dans la dualité déclenche un compte à rebours. Tôt ou tard, ce compte à rebours s’achèvera. Avant cela, il est impératif que les individus aient la possibilité d’échapper à cet état de conscience séparé. Seul l’incarnation du Christ peut leur offrir cette possibilité en leur démontrant un niveau de conscience supérieur. L’aspect le plus important de l’incarnation du Christ est de démontrer cet état de conscience supérieur. C’est, en quelque sorte, l’aspect alpha de l’incarnation.
Quel est donc l’aspect oméga de l’incarnation ? C’est que le Christ vivant enseigne. Or, comme d’autres maîtres l’ont souligné, le mot « enseigner » a été mal interprété par les êtres humains sur Terre et par les faux prophètes. Car le Christ ne cherche pas à dispenser un enseignement extérieur qui éveillerait automatiquement et mécaniquement les consciences. Il cherche plutôt à transmettre un enseignement vivant, ce que peu d’êtres humains ont réalisé à travers les âges.
Le Christ dispense un enseignement vivant
Voyez-vous, il y a 2 500 ans, lorsque j’étais assis en position du lotus – position que ce messager ne peut pas atteindre –, j’ai dispensé un enseignement vivant. J’ai prononcé certes des mots, mais ces mots étaient imprégnés du flux de l’Esprit, du flux de la nature de Bouddha, du flux de l’esprit du Christ – tout comme les mots que prononce le messager sont imprégnés de mon Esprit vivant. Puis, après ma mort, les disciples que j’avais attirés ont créé un enseignement oral, s’efforçant de mémoriser mes paroles.
Plus tard, bien sûr, ces paroles furent mises par écrit et traduites dans d’autres langues. Ces paroles n’étaient plus la parole vivante. Elles n’étaient pas nécessairement mortes, car vous pouvez étudier un enseignement écrit et utiliser cet enseignement extérieur pour tenter de vous connecter à l’être spirituel qui l’a transmis. Ainsi, vous pouvez ressentir le flux de l’Esprit en étudiant un enseignement extérieur.
Il est si facile de négliger cet aspect et de vous concentrer sur l’enseignement extérieur, en pensant que si vous le comprenez intellectuellement, si vous l’apprenez par cœur ou si vous parvenez à une interprétation qui correspond à ce que l’être vivant voulait dire en dispensant cet enseignement, alors vous en avez fait assez. Dès lors, l’enseignement extérieur devient le moyen de votre salut ou votre éveil. Vous croyez qu’il suffit d’étudier les enseignements du Bouddha et de pratiquer certains rituels suffisamment longtemps pour atteindre l’éveil. Peut-être pas dans cette vie, mais assurément dans une autre. Or, cela ne peut pas fonctionner. Comme nous l’avons dit, il n’existe aucun chemin garanti.
Ce n’est qu’en dépassant la forme extérieure de l’enseignement et en vous connectant à l’Esprit vivant de l’être qui l’a dispensé que cet enseignement vous conduira à l’éveil et à la christité. Aucune forme ne peut vous permettre de transcender la forme. Seul l’Esprit le peut.
Votre vocation d’enseignant
Pour certains d’entre vous, lorsque vous dépassez le niveau 96 de christité, enseigner fera partie de votre plan divin. On pourrait même dire que pour chacun d’entre vous, enseigner fera partie de votre plan divin, mais pas nécessairement au sens où vous l’entendez habituellement.
Pour certains d’entre vous, l’enseignement se fera au quotidien, dans vos interactions avec les autres, dans des situations tout à fait ordinaires : avec vos enfants, votre famille, vos collègues, etc. Il vous arrivera d’être inspirés à dire quelque chose imprégné de l’Esprit vivant. C’est de l’enseignement, même si vous n’enseignez pas formellement, même si vous ne faites pas référence à un enseignement des maîtres ascensionnés, même si vous n’avez pas l’intention d’enseigner quoi que ce soit. Lorsque vous ressentez ce flux, vous êtes en train d’enseigner. D’autres, conformément à leur plan divin, devront enseigner de manière plus traditionnelle et formelle, en se présentant et en transmettant leur enseignement aux autres, quelle que soit la forme qu’il prenne.
À travers les âges, nous avons vu de nombreux étudiants des maîtres ascensionnés découvrir qu’enseigner pouvait faire partie de leur plan divin, et se sentir contraints par leur mental extérieur à enseigner. Ils assument, pour ainsi dire, un joug ou un fardeau. Je vous encourage donc à vous examiner. Observez votre réaction à l’idée d’enseigner. Voyez si votre mental prend cela très au sérieux. Voyez s’il donne une importance capitale à l’enseignement. Voyez s’il a le sentiment que vous pourriez réussir ou échouer.
Si vous ressentez cela, alors je vous autorise à décider de remettre l’enseignement à plus tard. Ne cherchez pas à enseigner avec votre mental extérieur ! Au contraire, utilisez nos outils pour découvrir et explorer vos moi subconscients qui ont un rapport avec l’enseignement ! Seuls ces moi peuvent vous amener à prendre l’enseignement autant au sérieux, à être au point d’en faire une obsession, de sentir que c’est quelque chose que vous devez absolument faire.
Ce messager avait de tels moi et il les a explorés au fil des années pour s’en détacher progressivement. Il y a quelques années, il a commencé à publier des vidéos sur YouTube, car il sentait qu’il devait le faire. Il est arrivé à un point où il a réalisé que ce n’était pas l’expression qu’il recherchait. Il a donc mis cela de côté, pensant que ce ne serait qu’une courte pause. Puis, les années ont passé, et même s’il a parfois songé à recommencer, il n’a jamais réussi à se lancer. Il y a deux ans, il a ressenti une intuition profonde : « Voilà, c’est le moment de me dévoiler. » Il l’a fait, et vous constaterez qu’il est plus détendu maintenant. En seulement deux ans, il est même devenu plus serein, plus authentique. C’est parce qu’il a travaillé sur sa psychologie jusqu’à ce que sa décision d’enseigner ne vienne plus du mental extérieur. Elle est venue naturellement de l’intérieur.
Je vous autorise à suivre ce processus à votre manière. Si l’enseignement vous fait peur, décidez de le remettre à plus tard. Travaillez sur votre psychologie ! Efforcez-vous de progresser dans votre christité ! Laissez simplement cela venir naturellement de l’intérieur, même spontanément ! Attention, je ne veux pas dire par là que vous devez bloquer le flux de l’Esprit à travers vous. Car, encore une fois, même si vous avez décidé de ne pas enseigner de façon formelle, vous pouvez rencontrer des gens au quotidien et ressentir soudainement le flux de l’Esprit à travers vous. Je ne dis pas que lorsque vous ressentez ce flux, vous devez dire : « Oh non ! Je ne vais pas enseigner. Gautama Bouddha a dit que je n’ai pas à enseigner. Laisse-moi tranquille ! » Ce que je dis, c’est que lorsque vous ressentez ce flux, vous l’exprimez naturellement. Car ce n’est pas votre mental extérieur qui décide que vous devez agir ainsi. C’est simplement le flux.
L’enseignement comme un flux
Laissez toujours le flux couler sans chercher à le forcer ! Voyez-vous, vous ne cherchez pas à imposer un enseignement formel, mais vous ne cherchez pas non plus à empêcher le flux de couler. Vous le laissez simplement couler. Si vous y parvenez, vous vous libérerez de la compulsion ou de la peur d’enseigner, alors pour beaucoup d’entre vous, l’enseignement commencera à jaillir naturellement. Vous sentirez qu’il y a quelque chose qui aspire à s’exprimer à travers vous. Ensuite, en fonction de votre situation (votre parcours, votre travail, votre carrière, votre formation), vous déterminerez comment enseigner à votre manière. Encore une fois, cela ne signifie pas que vous devez transmettre un enseignement des maîtres ascensionnés, ni même un enseignement spirituel.
Si vous travaillez dans le monde de l’entreprise, par exemple, vous pouvez vous inspirer de ces concepts généraux de psychologie et les appliquer à de nombreux aspects du monde de l’entreprise. C’est ce qu’ont déjà fait certaines personnes qui ont une expérience en coaching en écrivant des livres et en animant des formations sur le sujet. Les possibilités sont nombreuses.
Nous pouvons peut-être alors nous demander : « Pourquoi tant d’étudiants des maîtres ascensionnés appréhendent-ils l’enseignement ? » Eh bien, c’est qu’ils se sont mis en tête que, maintenant qu’ils ont découvert un enseignement des maîtres ascensionnés, ils doivent le diffuser à tous ceux qu’ils rencontrent. Or, nous l’avons répété à maintes reprises, ce n’est pas le cas. Selon votre parcours personnel, vous n’avez peut-être pas à enseigner quoi que ce soit de spirituel.
Même si vous suivez nos enseignements, il vous est tout à fait possible de ne pas parler des maîtres ascensionnés. Si vous êtes ingénieur et enseignez l’ingénierie à l’université, il se peut qu’il n’y ait aucune occasion concrète d’aborder des sujets spirituels. Pourtant, vous pouvez parvenir à un point où, lorsque vous enseignez l’ingénierie, votre enseignement est imprégné par le flux de l’Esprit qui coule à travers vous. Les mots que vous utilisez peuvent être les mêmes qu’il y a des années, mais quelque chose qui circule en vous les imprègne. Cela peut inspirer vos étudiants, et certains, touchés par ce flux, s’interrogeront sur son origine, et cela peut éveiller quelque chose en eux. Ceci, bien sûr, s’applique à tous les domaines de la société : l’éducation, les soins infirmiers, la médecine, la politique, l’économie, etc.
Le flux de l’enseignement est le résultat en soi
Lorsque vous devenez neutres et une porte ouverte, l’Esprit peut s’exprimer dans tous les domaines de l’activité humaine. Enfin, pas forcément tous, mais dans de nombreux domaines. Lorsque vous atteignez ce stade (dont d’autres maîtres ont parlé), où vous devenez neutres et transparents, alors votre enseignement n’a plus pour but de produire un changement spécifique chez vos élèves ou dans la société. En réalité, vous n’enseignez plus au sens habituel du terme. Vous vous exprimez en laissant simplement l’Esprit couler librement à travers vous, et ce flux est le résultat. Écoutez-moi bien : le flux est le résultat ! À ce niveau, les effets extérieurs vous sont indifférents. Lorsque le flux est là et que l’expression a eu lieu, le travail est fait.
Le succès de l’enseignement ou de l’expression ne réside pas dans un résultat extérieur, un changement chez autrui ou dans la société. Le succès de l’expression est l’expression elle-même, le flux. Lorsque vous le reconnaissez, lorsque vous en prenez conscience, lorsque vous travaillez sur ces moi qui vous poussent frénétiquement à croire qu’un résultat doit être atteint, alors vous expérimenterez que le flux est sa propre récompense. La récompense de l’enseignement est que l’enseignement soit dispensé et non que l’enseignement soit reçu. L’enseignant n’en est pas responsable lorsqu’il est ouvert au flux de l’Esprit.
Lorsque vous laissez l’Esprit s’exprimer à travers vous, vous n’avez pas besoin d’évaluer, de juger ou d’analyser la forme qu’il prend. Vous n’êtes pas l’acteur. Pourquoi évaluer votre performance ? Vous pourriez plutôt vous demander : « Suis-je aussi ouvert que possible ? Ai-je une réaction particulière ? Ai-je des moi subconscients ? » Vous pourriez aussi vous demander : « Mes connaissances sur le sujet sont-elles suffisantes ? Dois-je approfondir mes connaissances pour mieux servir l’Esprit ? » Vous n’avez pas besoin d’évaluer si les gens acceptent ou non l’enseignement, ou s’ils sont transformés par l’enseignement. Cela dépend de leur libre arbitre. Il vous suffit de savoir que certains comprendront et certains seront touchés.
Pourquoi est-ce que j’affirme que l’aspect essentiel de l’enseignement réside non pas dans la forme, mais dans l’expression de l’Esprit ? Eh bien, comme je l’ai dit précédemment : qu’est-ce que la conscience du Christ ? Qu’est-ce que la nature de Bouddha ? Elle est sans forme, en ce sens qu’elle ne possède aucune forme reconnaissable sur Terre. Elle conserve néanmoins une énergie, une vibration, une résonance. Lorsqu’elle peut s’exprimer, elle offre aux gens la possibilité de se connecter et d’entrer en résonance avec l’Esprit. Qu’est-ce qui transforme les êtres plus que les mots eux-mêmes ? C’est cette résonance avec l’Esprit.
Entrer en résonance avec la conscience du Christ
Qu’est-ce qui vous permettra, en définitive, d’atteindre la conscience du Christ ? Vous, votre Soi conscient, devez entrer en résonance avec un maître ascensionné qui fait un avec la conscience du Christ. Que signifie être en unité avec un enseignant, un maître ascensionné ? Cela signifie entrer en résonance avec ce maître jusqu’à vibrer à l’unisson avec sa conscience, son être. C’est là le but ultime pour un disciple d’un maître ascensionné : entrer en résonance. Je vous ai offert l’opportunité d’entrer en résonance avec moi. Ne vous blâmez pas si vous n’y êtes pas encore parvenus. Continuez à suivre le chemin et un jour, vous pourrez écouter une dictée et ressentir la résonance. Vous pourriez même la ressentir spontanément lors d’une activité quotidienne.
En fin de compte, quelle est la finalité de votre sphère non ascensionnée ? Qu’est-ce qui permet à une sphère d’ascensionner ? C’est que la grande majorité des êtres de cette sphère entrent en résonance avec les maîtres ascensionnés qui l’ont créée et qui, de ce fait, représentent l’esprit du Christ pour cette sphère. C’est le sens de « comme en haut ainsi en bas ». Il y a résonance entre le haut et le bas. Alors, la sphère ascensionne. Il en va de même pour la planète. La majorité des êtres qui s’y trouvent entrent en résonance, et alors la planète peut ascensionner. Vous entrez individuellement en résonance et vous pouvez ascensionner. Par ces paroles, je vous ai offert l’opportunité d’entrer en résonance avec moi, une opportunité que je souhaitais vous donner.
Nous vous sommes tous reconnaissants d’avoir organisé cette conférence, d’être présents et d’être des portes ouvertes. Ensemble, nous avons créé un réseau puissant, dépassant nos espérances initiales. Nous avons insufflé une impulsion forte non seulement dans la conscience collective de la Corée, mais du monde entier, et plus particulièrement des pays que vous représentez. Cela a permis à ceux qui sont prêts, ouverts et sensibles, d’entrer en résonance avec l’esprit du Christ, avec cette vibration supérieure qu’ils peuvent désormais ressentir, même s’ils n’en sont pas conscients.
C’est un résultat, si l’on peut dire, inestimable pour le progrès de cette planète. Nous en sommes tous reconnaissants. C’est donc un privilège et une joie pour moi de conclure cette conférence, de vous sceller dans la flamme que JE SUIS. Le Maître ascensionné Gautama Bouddha, JE SUIS
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© Noël Wan pour la traduction française, 28/09/2026