Aller au contenu

R204 La sagesse et le pouvoir

Je suis le Maître ascensionné Lanto. Je suis aussi connu sous le nom de Seigneur Lanto. Je suis en effet le Seigneur, ou le Chohan, du deuxième rayon de la Sagesse divine. Cependant, je préfère ne pas utiliser le mot « Seigneur » car il a été souvent employé à tort aussi bien par des mouvements laïques que par certains mouvements religieux sur Terre. Je ne suis pas un Seigneur au-dessus de vous. Je ne vous perçois pas comme vous vous percevez, et je ne me perçois pas comme vous me percevez.

Je suis un maître ascensionné depuis très longtemps à l’échelle terrestre, bien que cela ne représente qu’un bref instant à l’échelle cosmique. Je me considère comme un nouveau venu dans le royaume ascensionné, mais à l’échelle terrestre, cela représente une éternité. J’ai donc atteint le niveau de conscience bouddhique et, de ce fait, je vois la réalité que la nature de Bouddha est en toute chose, comme Gautama l’a enseigné.

Je vois la nature de Bouddha en moi, et en la voyant en moi, je la vois en vous, même si vous ne la voyez pas encore. Mon seul but est donc de vous éveiller au stade où vous pouvez voir la nature de Bouddha en vous, en tout ce qui vous entoure, et même en moi, afin que vous sachiez que nous sommes véritablement égaux, comme tous les êtres conscients de soi le sont dans la réalité de la lumière de la Sagesse de Dieu.

La sagesse ultime
Qu’est-ce que la sagesse ultime ? L’humanité est en quête de sagesse depuis l’antiquité, mais la sagesse ultime est que toute vie est une et que la nature de Bouddha est en toute chose. Donc, une différence de forme ne signifie pas une différence de valeur. La valeur est un concept entièrement artificiel créé par l’esprit qui s’est séparé de la réalité de la sagesse, qui a créé l’illusion qu’il est séparé de la nature de Bouddha et que celle-ci n’existe pas en lui. L’esprit séparé a créé un monde séparé qui aurait en quelque sorte exclu la nature de Bouddha.

Il arrivera un moment dans votre propre évolution où vous comprendrez combien il est absurde de prétendre que quoi que ce soit puisse être séparé de la nature de Bouddha. Vous comprendrez que tout est nature de Bouddha et la nature de Bouddha est en tout. Sans elle, rien de ce qui a été créé n’a été créé. Rien ne peut être dissocié de ce qui est partout, qui est inconditionnel et qui pénètre tout. Pourtant, je comprends parfaitement qu’en arrivant à ma retraite, sur votre chemin entre le niveau 48 et le niveau 96 de conscience, vous ne serez pas en mesure de voir la nature de Bouddha. Vous ne pourrez pas en faire l’expérience, et pourquoi ? Parce que vous percevez encore la vie à travers le filtre de votre niveau de conscience actuel, et c’est bien sûr tout à fait normal.

Vous débarrasser des filtres de perception de l’anti-sagesse
Mon rôle d’enseignant est de vous aider à percer les voiles de l’anti-sagesse, ces voiles créés par l’esprit séparé, l’esprit dualiste, l’esprit serpentin, l’esprit déchu – quel que soit le nom que vous lui donnez. Bien sûr, nous qui sommes ascensionnés n’utilisons ces termes que parce que nous savons que, tant que vous êtes sur Terre et que vous percevez les choses à travers l’esprit linéaire, vous avez besoin de nommer les choses. Les étiquettes proviennent véritablement de l’esprit séparé, mais nous n’avons plus besoin d’étiqueter, car nous faisons l’expérience de la réalité de la nature de Bouddha, de l’Esprit Un.

Nous ressentons instantanément ce qui en est séparé, et pour nous, tout ce qui est séparé est, en un sens, comme une obscurité, comme quelque chose d’irréel que vous devez surmonter. Il ne s’agit pas pour nous d’établir des échelles, de porter des jugements de valeur ou de dire qu’une forme d’obscurité est moindre qu’une autre. Toutes les formes d’obscurité sont irréelles, et vous devez les abandonner, car elles ne sont que des illusions.

Notre rôle consiste à vous observer, analyser votre état d’esprit, votre filtre de perception, les croyances fondamentales qui sont sous-jacentes, et ensuite à les défier. Quel que soit votre niveau de conscience, vous percevez la vie à travers un filtre de perception, et notre rôle est de vous aider à passer au niveau suivant. Vous devez comprendre qu’à chaque étape de votre progression du niveau 48 au niveau 96 de conscience, vous devez vous débarrasser d’un filtre de perception particulier.

Au niveau 48, vous voyez la vie à travers 48 filtres de perception. Chacun de ces filtres représente une marche de l’escalier d’initiation en colimaçon qui vous mène du niveau 48 au niveau 96 de conscience. Cela ne signifie pas pour autant que vous n’aurez plus de filtre de perception au niveau 96. Vous entrerez ensuite dans une nouvelle phase d’exploration de 48 autres filtres qui se trouvent entre le niveau 96 et le niveau 144.

Il est important que vous sachiez, et vous l’apprendrez certainement à ma retraite, que le processus consiste à vous défaire progressivement de vos filtres de perception. Cela vous aidera à comprendre qu’à votre niveau de conscience actuel, il est impossible de vous débarrasser instantanément de tous les filtres à travers lesquels vous regardez la vie. Il se peut qu’il vous reste une quarantaine de filtres à travers lesquels vous regardez. Vous ne pouvez pas vous défaire de tous les filtres d’un coup. Si cela arrivait, vous perdriez votre sentiment d’identité, vos repères, votre sentiment de continuité, votre sens du soi. Vous ne pouvez pas passer instantanément d’un sens du soi très humain à un sens du soi fondé sur l’individualité inscrite dans votre Présence JE SUIS. Cela n’est pas possible ; vous devez procéder étape par étape et vous défaire de vos filtres de perception un par un.

Cela peut vous inculquer la patience, comme l’a dit Jésus : « Par votre patience, vous sauverez vos âmes. » Lorsqu’un nouvel étudiant arrive à ma retraite pour continuer le processus d’ascension sous la tutelle du deuxième rayon, il est souvent impatient. C’est naturel, car vous venez de passer les sept niveaux d’initiation du premier rayon du pouvoir divin et de la volonté divine sous la direction de mon bien-aimé Maître More. Vous avez dû développer une certaine volonté, une certaine détermination, une certaine force pour réussir ces initiations. C’est à la fois naturel et juste, mais l’une des leçons les plus importantes que vous puissiez tirer du chemin spirituel est qu’il comporte des étapes. Ce qui vous a permis de franchir une étape ne vous permettra pas forcément de franchir la suivante.

Le défi à la retraite du deuxième rayon
J’ai beaucoup d’étudiants qui viennent à la retraite du Téton Royal, persuadés de pouvoir forcer leur passage à travers les initiations du deuxième rayon. Ils ont développé un certain élan sur le premier rayon et pensent avoir percé le secret du pouvoir. Ils pensent qu’il suffit d’utiliser leur pouvoir, leur volonté et leur détermination pour étudier sans relâche et ils finiront par trouver un livre secret, une intuition profonde, une sagesse secrète qui les propulseront vers la maîtrise du deuxième rayon. Mes bien-aimés, ceci représente un véritable défi pour moi. D’une certaine manière, ce sont ces étudiants que nous désirons tous. Ils ont hâte d’apprendre et de progresser ; pourtant, dans leur empressement, ils se rendent la tâche bien plus difficile, surtout sur le deuxième rayon de la sagesse divine.

Le plus grand défi auquel nous sommes confrontés en tant que maîtres ascensionnés est que nous sommes ascensionnés. Nous nous sommes affranchis des filtres de perception que vous avez sur Terre. Nous avons atteint un niveau de conscience supérieur. Nous faisons face à un défi particulièrement délicat lorsque nous vous accompagnons dans ce même processus d’ascension vers notre niveau de conscience.

Le problème, c’est que nous ne pouvons pas vous donner une image précise de la différence qui existe entre votre état de conscience actuel et l’état de conscience ascensionné. Il vous est tout simplement impossible de concevoir ce qu’est l’état de conscience ascensionné, car vous percevez la vie à travers vos nombreux filtres. Nous ne pouvons même pas vous donner une image précise de la différence, de la distance, entre l’état de conscience non ascensionné et l’état ascensionné. Si vous pouviez la voir, vous seriez découragés. Vous penseriez que c’est presque sans espoir, car la distance est si grande qu’il semble impossible de la franchir.

Ce n’est évidemment pas impossible, car c’est une transformation absolument incroyable que vous allez connaître en passant des niveaux inférieurs de conscience humaine à un état de conscience supérieur. Imaginez deux personnes aveugles de naissance et que soudain, l’une des deux recouvre la vue et perçoit le monde comme vous le voyez. Imaginez que cette personne décrive à l’autre sa nouvelle vision du monde.

Imaginez que vous deviez décrire le monde à une personne aveugle de naissance, qui n’a jamais vu ce que vous voyez et ce que vous considérez comme allant de soi. L’écart entre l’état de conscience ascensionné et l’état non ascensionné est tel qu’il n’existe aucun mot pour décrire cette différence de manière compréhensible.

Comment les maîtres ascensionnés communiquent
En entendant ou en lisant ces mots qui émanent de moi, vous pourriez penser que je suis ici dans le royaume ascensionné et que je prononce des mots que le messager reçoit et exprime ensuite physiquement avec sa voix. Or, il n’en est rien. Je ne suis pas en train de parler, car dans le royaume ascensionné, nous ne communiquons pas avec des mots. Nous communiquons d’une manière si différente que vous pouvez à peine la concevoir dans l’état non ascensionné. On pourrait dire que nous communiquons par la pensée, mais ce n’est pas exact non plus, car vos pensées sont très différentes de notre façon de penser.

Nous communiquons d’une manière holistique et englobante. Nous ne communiquons pas seulement par des idées, mais aussi par des sentiments, des sensations et des expériences. En donnant cette dictée, je manifeste ma Présence en un lieu précis, à la croisée du royaume spirituel inférieur et du plan éthérique supérieur. Je concentre mon essence, l’essence de mon esprit, en un « lieu » précis, si l’on peut dire. J’exprime une impulsion qui peut être dirigée vers les quatre niveaux de l’univers matériel : identitaire, mental, émotionnel et physique. Je dirige ensuite cette impulsion vers les quatre niveaux de l’esprit du messager, où elle se propage à travers son corps identitaire, son corps mental et son corps émotionnel jusqu’à atteindre le niveau de la conscience, où elle est exprimée sous forme de mots que vous entendez ou lisez. Cette manifestation de mots se produit dans les quatre niveaux du royaume matériel, car ce que j’envoie n’est pas de simples mots, mais une forme de communication holistique.

Chercher à saisir l’essence profonde qui se cache derrière les mots
Vous êtes tellement habitués, tellement conditionnés, à penser que la communication se fait avec des mots. Le plus grand défi que je dois relever est de m’exprimer avec des mots que vous pouvez entendre ou lire, car autrement, vous ne pouvez percevoir aucune impulsion de mon niveau de conscience. Ce que je cherche à vous communiquer, ce ne sont pas les mots eux-mêmes ni le sens que l’esprit linéaire leur attribue. Ce que je cherche à vous communiquer, c’est une expérience, un aperçu de la communication holistique que je projette de mon niveau de conscience vers le vôtre.

C’est cette expérience intérieure, mystique et holistique qui transformera votre conscience, et non les mots ni leur signification. Vous pensez peut-être qu’il est vain de dire qu’il ne faut pas prêter attention aux mots ; pourtant, je ne dis pas qu’il ne faut pas vous intéresser aux mots ou à leur signification. Je dis simplement qu’il ne faut pas vous focaliser exclusivement sur les mots et leur sens. Il est important de porter une partie de votre attention au-delà des mots afin de ressentir, ne serait-ce qu’un bref instant, la nature holistique et englobante de ma communication.

L’un des principaux objectifs de cette série de livres est de vous fournir les outils nécessaires pour appréhender suffisamment les qualités d’un rayon particulier avec votre esprit extérieur, afin de pouvoir faire un avec le rayon. Ainsi, lorsque votre esprit quitte votre corps pendant le sommeil, vous pourrez voyager jusqu’à nos retraites éthériques. Il est important de comprendre que lorsque vous quittez votre corps, vous emportez avec vous vos filtres de perception. Cela signifie que lorsque vous arrivez à une retraite éthérique, vous vous attendez à y trouver quelque chose de familier, comparable à ce que vous connaissez sur Terre.

Commencez-vous à entrevoir le défi auquel nous sommes confrontés ? Notre mission est de vous aider à dépasser vos filtres de perception. Or, lorsque vous venez à nous en tant qu’étudiants, vous arrivez avec vos filtres et vous attendez de nous que nous les validions, dans une certaine mesure. Lorsque vous atteignez un certain niveau de conscience, comme le niveau 58, nous ne pouvons pas détruire tous vos filtres de perception. À ce niveau, notre rôle n’est pas de tous les détruire, mais seulement de vous aider à vous défaire de celui qui correspond à ce niveau afin que vous puissiez passer au niveau suivant.

Lorsque vous venez à nos retraites, nous sommes prêts à vous aider à vous débarrasser du filtre de perception qui correspond à votre niveau de conscience actuel, mais la question essentielle est : « Êtes-vous prêts à abandonner ce filtre de perception ? » C’est la question la plus importante, et je la soulève comme mon premier niveau d’initiation car elle détermine si vous pouvez intégrer la retraite du Téton Royal et suivre mon enseignement.

La sagesse n’est pas une arme
Un certain pourcentage d’étudiants se retrouvent coincés dans une sorte de no man’s land. Ils ont réussi les initiations du premier rayon, mais leur enthousiasme débordant pour l’application du pouvoir les empêche de passer aux initiations du deuxième rayon. Ils veulent utiliser la volonté pour forcer leur chemin à travers les initiations du deuxième rayon de la sagesse. Leur approche est comparable à celle de nombreux étudiants dans les universités du monde entier, persuadés que s’ils étudient, s’imprègnent de toute cette sagesse – ce savoir, cette capacité à mémoriser ou à réciter par cœur –, ils réussiront l’examen. Or, cela ne fonctionne pas comme ça à la retraite du deuxième rayon.

La Sagesse de Dieu n’est pas la sagesse du monde. Si vous abordez les initiations de la Sagesse divine en projetant une vision de la sagesse du monde, vous ne pourrez pas les réussir. C’est pourquoi lors de la première étape, nous devons vous aider à vous défaire du filtre de perception si répandu dans le monde, ce filtre qui fait croire que la sagesse doit être utilisée comme une arme.

Malheureusement, de nombreux étudiants ont renforcé ce filtre de perception lors des initiations du premier rayon. Maître More en est pleinement conscient. Il s’efforce d’aider chacun à éviter de renforcer ce filtre de perception lié à un mauvais usage de la sagesse, mais ses options sont limitées car, aux niveaux 48 ou 52, vous n’êtes pas prêts encore à vous en défaire. Vous ne l’êtes qu’à partir du premier niveau d’initiation du deuxième rayon.

Maître More ne peut pas véritablement vous guider à travers cette initiation. Il sait que vous possédez ce filtre de perception. Il peut seulement chercher à vous aider à ne pas le renforcer, mais certains étudiants ne l’écoutent pas. Ils utilisent la volonté et le pouvoir développés lors des initiations du premier rayon pour renforcer ce filtre. Ils viennent maintenant à ma retraite en espérant étudier la sagesse si intensément qu’ils deviendront meilleurs, plus sages, plus intelligents, plus savants que les autres étudiants.

Ils agissent comme font beaucoup de gens dans le monde. Ils font ce que font constamment les intellectuels : des débats qui se transforment en compétition pour déterminer qui est le plus sage, qui peut surpasser et vaincre les autres. Forcément, il doit y avoir une opposition, il doit y avoir du vrai et du faux. Ceux qui connaissent la vérité doivent vaincre ceux qui n’ont pas le même savoir, qui n’ont pas la même vision de la vie et qui, par conséquent, sont forcément dans l’erreur et le faux, ou viennent du diable. Ces derniers sont forcément des menteurs qui cherchent à duper et à manipuler les autres. Les premiers doivent les vaincre par leur sagesse.

Les mots ne sont que des outils pour la transcendance
Vous pouvez observer cela dans le monde. C’est une réaction très courante, n’est-ce pas ? Vous pouvez reconnaître que vous avez peut-être vous-mêmes adopté cette attitude de vouloir vaincre les autres, ou du moins vous connaissez des personnes de votre entourage engagées dans la spiritualité qui l’ont déjà fait. Combien d’entre vous pensent que leur savoir spirituel, qu’il provienne des maîtres ascensionnés ou d’un autre enseignement, est supérieur à tous les autres ? Une fois encore, nous, les maîtres ascensionnés, sommes confrontés à un défi.

Je ne dis pas ici que la sagesse que nous vous transmettons est fausse, incorrecte ou invalide, mais elle n’est pas la sagesse ultime, car celle-ci est au-delà des mots. Elle est holistique et elle englobe tout, elle constitue une expérience. Ce que je vous donne, ce que nous vous transmettons à travers nos enseignements, ne sont que des mots, et la nature holistique et englobante est quelque peu perdue. Cela ne signifie pas que les mots sont dénués de valeur, mais ils ne sont que des outils pour la transcendance. Lorsque vous prenez une expression en mots, qu’elle provienne de la Bible ou d’une dictée d’un maître ascensionné, et que vous la transformez en vérité absolue, alors vous perdez la sagesse, la Sagesse divine. Vous adoptez la sagesse du monde ou humaine, mais celle-ci n’est qu’un piètre substitut à la véritable sagesse. C’est ce que vous devez commencer à reconnaître dès le premier niveau d’initiation à la retraite du Téton Royal.

La première initiation à la retraite du Téton Royal
Au début, nous réunissons les étudiants en groupes et nous leur demandons de débattre sur une question précise. Dans un premier temps, nous leur demandons simplement de débattre à partir de leurs connaissances préalables. Une question, par exemple : « Comment les êtres humains peuvent-ils connaître quoi que ce soit ? Comment savoir si ce que l’on sait est réel, vrai, valide ? » C’est une question que les philosophes ont débattue depuis des siècles. Il pourrait être utile d’étudier un peu de philosophie et de connaître les réflexions des philosophes à ce sujet, car c’est précisément ce que vous ferez au premier niveau de ma retraite.

Après leurs premiers débats, fondés sur leurs connaissances actuelles, nous invitons les étudiants à consulter nos bibliothèques pour étudier comment les philosophes du monde entier ont abordé la question. Nous leur demandons ensuite de choisir chacun un philosophe, puis de se réunir et de débattre de ce sujet en s’appuyant sur les écrits de différents philosophes. Puis, nous les encourageons à poursuivre ce débat. Nous ne leur donnons aucune consigne, aucune aide. Naturellement, ils s’y attellent avec beaucoup d’enthousiasme, et ceux qui ont su transposer leur élan de pouvoir à la sagesse sont les plus motivés.

Ils choisissent un philosophe et sont convaincus que ce philosophe a raison et détient la seule vérité. Ils argumentent alors en se basant sur cette vérité, comme si elle représentait la meilleure façon d’aborder la question, comme une vérité absolue. Ils s’opposent aux autres, mais ces derniers ont aussi la conviction que leur philosophe détient la vérité suprême ; ils se divisent donc peu à peu en factions. Souvent, au début il y a plusieurs points de vue, mais ceux-ci disparaissent progressivement, pour finalement aboutir à deux principaux opposants.

Vous constaterez, en vous penchant sur la philosophie, que pour presque chaque question, il existe deux grandes écoles de pensée. Soit l’une est le Père et l’autre la Mère, les forces d’expansion et de contraction ; soit l’une est une perversion du Père et l’autre une perversion de la Mère. Nous les laissons ensuite débattre aussi longtemps qu’il le faut, et c’est bien que nous qui sommes les instructeurs de la retraite du Téton Royal, nous avons atteint le niveau de conscience bouddhique.

Il est étonnant de constater combien de temps les étudiants peuvent débattre avant de se dire que, puisqu’aucun camp ne parvient à convaincre l’autre, il est peut-être nécessaire d’envisager une autre approche. Lorsqu’un étudiant commence à remettre en question le débat lui-même et la mentalité sous-jacente, alors il est prêt à passer à autre chose.

Il nous arrive de commencer avec un grand groupe d’étudiants. Nous les laissons débattre, chacun présentant son point de vue à tour de rôle, et nous nous contentons d’observer. Lorsqu’un étudiant commence à remettre en question le débat lui-même et la mentalité qui le sous-tend, nous pouvons le sortir du débat. Il peut alors passer au niveau suivant, qui n’est plus l’initiation de la sagesse exprimée à travers le pouvoir, mais l’expression de la sagesse à travers le deuxième rayon de la sagesse lui-même.

Les étudiants qui ne réussissent pas la première initiation
Si les étudiants n’ont pas encore remis en question le débat, nous les laissons continuer à débattre. Cela prend souvent du temps, mais peu à peu, des étudiants se retirent, et dans de nombreux cas, il ne reste plus que deux étudiants. Ce sont ceux qui sont devenus les meneurs, ceux qui étaient les plus puissants dans l’expression de leur sagesse, ceux qui étaient les plus convaincus d’avoir raison, qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule vérité. Ils défendaient donc leur point de vue avec une grande puissance.

Vous serez surpris de voir combien de temps des étudiants aussi brillants peuvent débattre. Vous serez surpris de les voir passer leur temps dans les bibliothèques, à éplucher les livres en quête de l’argument ultime. Il est même arrivé que des étudiants, incapables de lâcher prise, soient tellement en colère contre leur adversaire qu’ils ont dû quitter non seulement notre retraite, mais aussi le processus d’initiation.

Certains étudiants sont tombés en-dessous du niveau 48 au niveau inférieur correspondant à leur niveau actuel, car ils ont persisté à vouloir vaincre l’adversaire par leur sagesse. Ce n’est pas fréquent, mais c’est possible, car à chaque étape entre le niveau 48 et le niveau 96, une régression est possible. Cela se produit lorsque l’initiation de votre niveau de conscience actuel est pervertie par la colère, la peur ou d’autres émotions négatives. Vous continuez à les exprimer de manière toujours plus extrême, sans chercher à savoir s’il existe une autre voie, une voie qui n’engendre pas de frustration.

Je tiens à vous faire remarquer que, si vous regardez la scène publique sur Terre, vous constaterez qu’il existe de telles personnes. On les trouve dans les médias, dans la politique, dans le monde scientifique et au sein d’institutions éducatives, comme les universités. Ces personnes aiment débattre intellectuellement. Elles se croient souvent détentrices d’un grand savoir et d’une grande sagesse, mais il s’agit de la sagesse du monde, de la sagesse dualiste, qui ne peut jamais mener à une résolution. Je peux vous affirmer que certains de ceux qui écrivent aujourd’hui des livres sur un sujet précis le font depuis très longtemps. Ils écrivent peut-être des ouvrages qui s’opposent à un point de vue particulier, mais ils n’ont pas commencé dans cette vie-ci. Ils le font depuis plusieurs incarnations.

Il existe dans les cercles intellectuels d’aujourd’hui des individus qui étaient incarnés comme les scribes et les pharisiens il y a 2 000 ans. À cette époque, ils utilisaient déjà leur sagesse du monde pour s’opposer à Jésus lorsqu’il se présenta devant eux comme le Christ vivant. De même, certains étaient les brahmanes de l’hindouisme qui s’opposèrent à Gautama lors de son incarnation. Ils contestèrent l’affirmation du Bouddha selon laquelle toute chose est faite de la nature de Bouddha, arguant que cela contredisait leurs écritures et déployèrent une grande habileté intellectuelle pour réfuter cette idée.

Expérimenter l’Esprit de Sagesse
L’abus du pouvoir et de la sagesse consiste à élever une expression en mots au rang de sagesse supérieure, et de projeter ensuite que toute chose doit s’y conformer. Vous projetez même sur le Bouddha vivant et le Christ vivant l’obligation de se conformer à votre filtre de perception, alors qu’ils sont justement venus pour vous aider à vous libérer de la boîte mentale de votre filtre. Cette boîte est fermée car vous avez pris une affirmation de sagesse et vous avez abusé de votre pouvoir pour l’élever au rang d’absolu. Votre affirmation de sagesse peut parfaitement être valable. Elle peut être vraie, mais elle n’est pas la seule façon de décrire la réalité. Elle n’est pas la seule vérité, car il n’existe pas de description unique. Toute expression en mots n’est qu’une description parmi d’autres. Cela ne signifie pas que toutes sont vraies ou également valables. Certaines descriptions sont fausses, mais il en existe plus d’une qui est vraie, valable, réelle et utile. Elles ne sont que cela, des descriptions qui peuvent être utiles pour transcender les mots et accéder à l’expérience holistique de l’Esprit de Sagesse, l’esprit qui est à l’origine de la Parole mais qui est plus que les mots et la forme.

Mes bien-aimés, voici la différence entre ceux qui réussissent la première initiation du deuxième rayon et ceux qui échouent. Ces derniers persistent dans leur abus du pouvoir, cherchant à ériger une simple expression en vérité absolue et supérieure, celle que tous les êtres humains doivent respecter, suivre et vénérer. C’est là le premier défi des initiations du deuxième rayon. Une fois que vous avez accompli les initiations du premier rayon, vous êtes prêts à relever ce défi sur les plans intérieurs. Parmi vous, il y en a beaucoup qui ont déjà franchi cette initiation intérieurement. La question essentielle est : « Votre mental extérieur est-il en phase avec votre progression intérieure ? »

Avez-vous, avec votre esprit conscient extérieur, reconnu que toute expression en mots n’est qu’une manière parmi d’autres de décrire la réalité qui est au-delà des mots ? Elle n’est pas la seule vérité. Elle n’est pas la seule expression possible, et par conséquent, il ne faut pas la transformer en une boîte mentale fermée. Si votre esprit est une boîte mentale fermée, alors moi, Lanto, je ne pourrai pas vous enseigner. Vous devrez alors retourner à l’école des coups durs où vous entrerez en conflit avec les autres et vous continuerez ces conflits durant autant d’incarnations que nécessaire jusqu’à ce que vous compreniez qu’une expression en mots, aussi pertinente soit-elle, n’est qu’une manière parmi d’autres de décrire ce qui, véritablement, ne peut être décrit avec des mots.

Même la Parole de Dieu ne peut saisir la plénitude de Dieu. Même la parole de Lanto ne peut pas saisir la plénitude de l’esprit que JE SUIS. Si vous pensez pouvoir me connaître à travers des mots, vous n’avez même pas commencé à me connaître. Si vous utilisez les mots que je vous donne pour accorder votre esprit à ma Présence, alors je vous confèrerai ma Présence. Alors, vous réussirez l’initiation de vous libérer du premier filtre de perception du deuxième rayon de la sagesse.

JE SUIS Lanto. Je suis un Esprit. Je suis bien plus que ce que les mots peuvent décrire, et je désire ardemment vous transmettre ce plus. Mais avant, vous devez vous libérer de toute expression en mots qui, selon vous, me décrit, décrit Dieu, décrit la réalité spirituelle ou décrit la vie sur Terre. Utilisez les mots que je vous ai donnés pour commencer à ouvrir votre esprit à une expérience qui est au-delà des mots. JE SUIS Lanto. « Lanto » n’est qu’un mot. « JE » n’est qu’un mot. « SUIS » n’est qu’un mot. Je suis plus. Connaissez-moi comme ce plus et vous vous connaîtrez vous-mêmes comme ce plus.

Chapitre 5 Invocation
Chapitre 3

Copyright 2014 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 01/01/2026