Aller au contenu

CH03 Il n’y a pas de passé ou de futur dans l’Esprit du Christ

JE SUIS le Maître ascensionné Padmasambhava. Certains diront peut-être : « N’êtes-vous pas issu de la tradition bouddhiste, et pourquoi êtes-vous ici à cette conférence sur la christité ? » Eh bien, tout d’abord, je ne suis pas issu de la tradition bouddhiste. Je suis un maître ascensionné ! Un maître ascensionné n’appartient à aucune tradition terrestre. Car comment ascensionne-t-on ? En transcendant toute tradition terrestre – quelle qu’elle soit. Aucun lien terrestre ne doit vous retenir lors de votre ascension. C’est tout le processus de libération : se défaire d’abord d’un lien, puis du suivant, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun. Seulement alors, pouvez-vous accéder au royaume ascensionné. Si vous me percevez comme appartenant à une certaine tradition, c’est que vous n’avez pas encore perçu l’être ascensionné que JE SUIS.

Qu’est-ce qui peut limiter le Christ ?
Il y a ensuite, bien sûr, le concept de la christité. Oui, la christité est associée au Christ et au christianisme. Mais peut-on limiter la christité à une tradition ou une religion quelconque sur Terre ? Peut-on la réduire à des doctrines, des dogmes et des rituels ? Non, la christité est un état de conscience supérieur. C’est l’Esprit Un qui unit le Créateur à sa création. Il transcende aussi tout ce qui existe sur Terre. Vous pouvez le vérifier en lisant l’Évangile selon Jean. Au commencement était le Logos. Au commencement était l’Esprit du Christ, l’Esprit Un. Avant que toute chose ou toute forme n’apparaisse, il y avait l’Esprit Un, l’Esprit du Christ. Sans Lui rien de ce qui a été fait n’a été créé. L’Esprit du Christ précède la forme.

Comment une forme quelconque pourrait-elle alors limiter ce qui l’a précédée ? C’est le mensonge des êtres déchus, ou l’esprit de l’antéchrist, qui veut faire croire aux êtres humains sur Terre que la forme peut limiter son origine, qui, par définition, est au-delà de la forme. La forme peut limiter l’informe, ce qui est au-delà de la forme. Est-il si difficile de déceler ce mensonge ? Voici le paradoxe ou l’énigme. On ne peut voir qu’il s’agit d’un mensonge qu’en étant connecté avec l’Esprit du Christ. Que vous apporte cette connexion ? Elle vous offre un cadre de référence qui transcende l’argumentation, le raisonnement, l’intellectualisation, les dogmes, les doctrines et les discussions. Rien sur Terre ne peut limiter l’Esprit du Christ. Aucune forme ne peut lier l’informe. Elle ne peut que se lier elle-même – et elle vous lie si vous y croyez. Si vous croyez que la forme peut limiter l’expression du Christ en vous.

Ne suis-je pas en train de contredire ce que Mère Marie a si soigneusement expliqué : que l’expression de la christité doit s’adapter à la réalité terrestre actuelle ? N’affirmait-elle pas, en substance, que l’expression de la christité, qui est une expression de l’informe, doit être limitée à la forme présente, s’y adapter ? Ne suis-je pas en train de dire le contraire ? Pas vraiment, car même si le Christ est adapté à la forme actuelle, son expression est toujours plus que cette forme. C’est là tout le sens. Mère Marie ne disait pas que la christité devait se conformer à la forme, mais s’y adapter. Pourtant, l’expression de la christité transcende la forme présente, elle exprime quelque chose qui est plus grand. Elle disait que cette expression ne doit pas être si éloignée de la forme que ceux qui s’identifient encore à celle-ci puissent la saisir. Elle doit être adaptée à leur niveau de conscience pour qu’ils perçoivent quelque chose de plus grand. Que peuvent-ils alors percevoir lorsqu’ils font l’expérience de l’expression de l’Esprit du Christ ? Ils peuvent expérimenter qu’il existe quelque chose de plus grand que la forme qui compte pour eux actuellement.

Le point commun à tous les êtres humains
Regardez-vous, regardez les gens que vous connaissez, regardez les gens dans le monde. Quel est le point commun à tous les êtres humains ? Il y a quelque chose qui a de l’importance pour eux. Quelque chose sur Terre, dans la forme ou dans le matériel compte pour eux. Lorsque vous rencontrez le Christ, vous pouvez comprendre que ce qui compte tant pour vous n’a peut-être pas autant d’importance. Ce que je souhaite vous transmettre dès le début de cette conférence, c’est cette réflexion. Méditez-la lorsque vous aurez un moment, pendant et après la conférence. Méditez-la, peut-être avant de vous endormir. Méditez : « Pourquoi ce qui a de l’importance pour moi compte-t-il pour moi ? » Pourquoi ce qui a de l’importance pour vous compte-t-il pour vous ? Méditez sur cette question.

Vous constaterez que beaucoup de choses ont de l’importance pour vous. Il ne s’agit pas forcément de votre apparence physique. Il peut s’agir du regard que les autres portent sur vous, ou de la façon dont vous pensez qu’ils vous perçoivent, ou de la façon dont vous aimeriez qu’ils vous perçoivent. Ou encore de la façon dont vous vous percevez vous-mêmes, en fonction de la façon dont vous pensez que les autres vous perçoivent – et ainsi de suite. En y réfléchissant, vous réaliserez peut-être que ces choses sont nombreuses et que derrière chacune d’elles se cache, bien sûr, un moi subconscient.

Quelle est la clé essentielle pour résoudre cette énigme : pourquoi ce qui a de l’importance pour vous compte-t-il ? C’est de vous demander : « Quel est ce “vous” pour qui cela compte ? Est-ce votre véritable essence, votre Soi conscient ? Ou est-ce un moi extérieur ? » Un moi que vous avez peut-être créé il y a de nombreuses vies, peut-être suite à un traumatisme cosmique de naissance, vous faisant croire que le regard du monde sur vous importe. Ce moi ne peut penser ainsi que parce qu’il a été créé sur la base de cette croyance, de cette illusion : que le regard du monde sur vous compte, que la façon dont les formes vous perçoivent compte pour vous, pour votre Soi conscient.

Y a-t-il quelque chose dans la forme qui a une quelconque importance pour votre Soi conscient ? Non, lorsque vous êtes conscient de vous-mêmes en tant que pure conscience, expression de la Présence JE SUIS. En tant qu’être spirituel descendu dans ce monde matériel, vous vous exprimez en interagissant avec lui, à travers le contenu de vos quatre corps inférieurs. Lorsque votre Soi conscient prend conscience qu’il n’est pas le contenu de ces quatre corps inférieurs, alors il peut observer une chose précise qui compte pour vous, qui a compté toute votre vie, qui a compté pendant de nombreuses incarnations. Il peut l’observer et réaliser : « Oui, cela compte pour ce moi extérieur, contenu dans mes quatre corps inférieurs, mais cela ne compte pas pour moi. » C’est alors que vous pouvez être libres, lorsque vous comprenez que cela ne compte pas pour vous. Cela ne compte que pour ce moi extérieur.

Le moi pour qui les choses ont de l’importance
Ensuite, vous pouvez commencer à examiner ce moi extérieur et constater qu’il y a peut-être eu une situation particulière, une croyance particulière que vous avez adoptée, selon laquelle le regard du monde, ses réactions, son accueil ou son rejet ont de l’importance. Mais cela n’a d’importance que pour le moi extérieur, et ce moi a été créé parce que, d’une manière ou d’une autre, vous pensiez que la réaction du monde à votre expression de la christité comptait pour vous, que le fait que le monde vous rejette ou vous accepte avait de l’importance à vos yeux.

C’est compréhensible. Comme nous l’avons dit, tous ceux qui se sont incarnés sur Terre ont vécu le même processus. Tous ceux qui se sont incarnés sur Terre en tant qu’avatars sont venus ici parce qu’ils désiraient accomplir quelque chose, changer quelque chose. Sinon, ils ne seraient pas venus. Lorsque vous commencez à percevoir ce moi et à comprendre que ce qui compte pour vous n’a en réalité aucune importance pour votre Soi conscient, et que vous faites l’expérience de la libération du moi – et lorsque vous répétez ce processus – vous pouvez atteindre le point où votre Soi conscient réalise que la façon dont le monde accepte ou rejette l’expression de votre christité vous est indifférente. Ce qui importe, c’est que cette christité soit exprimée. Non pas la forme de l’expression, ni la réaction qu’elle suscite, mais l’expression elle-même. Ce qui importe, c’est que la lumière puisse briller.

Ceci peut être le début de ce dont parlait Mère Marie, le moment où le Christ en vous a atteint sa maturité et est prêt à s’exprimer dans le monde. Désormais, vous pouvez le faire avec ce détachement, car la réaction du monde à l’expression du Christ en vous importe peu à votre Soi conscient. Elle n’a plus d’importance car le moi pour qui elle comptait a été dissous. Vous l’avez laissé mourir, comme le Christ a dû laisser mourir son dernier moi sur la croix pour être libre. Nous avons tous du faire de même pour ascensionner, mais vous pouvez le faire même si vous n’allez pas ascensionner immédiatement. Vous pouvez atteindre ce niveau même s’il vous reste encore des années, voire des décennies, dans votre corps physique, et donc, vous pouvez vous exprimer. Quoi qu’il arrive, vous exprimez votre christité.

Pourquoi les choses ont-elles de l’importance
Un autre élément important pour résoudre l’énigme de l’expression de la christité dans le monde est de se demander : « Pourquoi est-ce que je pense que quoi que ce soit a de l’importance ? » Il existe un moi spécifique pour lequel une situation particulière a de l’importance. Il peut exister plusieurs moi de ce type. Derrière tout cela se cache peut-être ce sentiment (comme nous l’avons évoqué lors de la conférence en Hollande) que vous êtes venus sur Terre avec une intention précise. Par conséquent, vous avez le sentiment – même au niveau de votre Soi conscient – que la façon dont vous êtes accueillis ou rejetés sur Terre compte. Vous pensez que la forme a de l’importance pour vous. Il existe une forme spécifique : « Suis-je accepté ou rejeté ? » qui compte pour vous – une forme individuelle pour chacun d’entre nous.

À plus long terme, vous pouvez méditer sur cette question : « Pourquoi est-ce que je pense que quoi que ce soit dans le matériel a de l’importance pour moi en tant qu’être spirituel ? » Ensuite, vous pouvez vous demander : « Quand est-ce que quelque chose a de l’importance ? À quel moment du temps est-ce que quelque chose a de l’importance ? » Vous constaterez qu’il existe des moi qui sont liés à des événements passés. Cela s’est peut-être produit il y a cinq minutes. Cela s’est peut-être produit plus tôt dans cette vie. Cela s’est peut-être produit il y a plusieurs vies. Cela s’est peut-être produit lors de votre première vie sur Terre, lorsque vous avez subi ce traumatisme cosmique de naissance. Il y a un moi qui se tourne vers le passé et pense : « Cela n’aurait pas dû arriver, mais c’est arrivé. Maintenant, je dois trouver un moyen de compenser, d’expliquer, de justifier, d’analyser, de comprendre. » Pouvez-vous changer ce qui s’est passé dans le passé ? Même il y a cinq minutes ?

(Le messager joue un son sur un bol chantant.)

Existe-t-il une force quelconque sur Terre qui peut reprendre et modifier le son qui a été produit par ce bol ? Non. Mais où est le son maintenant ? Où est-il ? Il était là il y a une minute, un instant. Où est-il maintenant ? Oui, ce son a existé dans le matériel. Vous avez pu l’entendre avec vos oreilles physiques. Donc, il a existé dans le matériel. Mais pouvez- vous l’entendre maintenant ? Où est-il ? Il n’est plus là. Ce qui s’est passé dans le passé n’est plus dans le matériel. S’il n’est plus dans la matériel, pourquoi vous importe-t-il ? Parce que vous avez créé une structure dans votre esprit, un moi, pour qui ce qui s’est passé avant dans le matériel a encore de l’importance maintenant. Doit-il encore avoir de l’importance maintenant, alors qu’il n’est plus dans la matériel ?

Ce qui s’est passé n’a plus d’importance.
Voyez-vous, il s’agit de changer de perspective sur le matériel et sur le temps. Ce qui n’est plus dans le matériel n’a aucun effet physique sur vous. Cela ne peut avoir que l’effet que vous portez en vous dans vos quatre corps inférieurs. C’est un moi, c’est de l’énergie. L’énergie peut être transmutée. Le moi peut mourir. Vous pouvez vous interroger : « Quels sont les moi qui regardent le passé, qui veulent réparer quelque chose qui s’est produit il y a si longtemps que personne d’autre que moi ne s’en souvient ? Peut-être que personne d’autre que moi ne l’a remarqué ? » Le moi est un moi, et non le Soi conscient. Et lorsque le Soi conscient sort du moi et l’observe, il peut se demander : « Pourquoi ce qui n’est plus dans le matériel a-t-il encore de l’importance pour ce moi ? »

Vous pouvez laisser mourir un par un ces moi qui regardent le passé. Ensuite, vous pouvez vous tourner vers d’autres moi qui regardent l’avenir, ce qui devrait arriver, ou peut-être ce qui ne devrait pas arriver. D’où viennent ces moi ? Eh bien, certains sont créés ici, sur Terre, car vous avez fait l’expérience que la Terre est un endroit très difficile. Vous ne pouvez pas contrôler ce qui arrive, ni ce qui n’arrive pas. Vous ne pouvez pas prévoir ce qui arrive, ni ce qui n’arrive pas. Cela arrive, tout simplement, comme par magie. Vous apprenez à créer des moi qui anticipent ce qui pourrait arriver, car vous pensez : « Il n’y a rien de pire que d’être surpris, que d’être pris au dépourvu. Si j’anticipe au moins, je ne suis pas pris au dépourvu. Et alors, je peux mieux gérer la situation. » Du moins, c’est ce que vous pensez.

Ensuite, vous traînez ce moi avec vous de vie en vie, toujours à l’affût de ce qui pourrait arriver ou de ce qui ne devrait pas arriver. Mais l’avenir est-il déjà présent dans le matériel, ici et maintenant ? Non. Pourquoi ce qui n’est pas dans le matériel devrait-il avoir de l’importance pour votre Soi conscient – qui n’est pas dans le matériel, mais un esprit ? Avez-vous besoin de savoir ce qui va se passer ? Avez-vous besoin d’être préparé à toute éventualité ? Non, lorsque vous vous libérez de ces moi et réalisez que : « Si je suis le Soi conscient et que je ne suis pas dans le matériel, alors ce qui peut arriver dans le matériel n’a aucune importance pour moi, que ce soit au moment où cela arrive ou non. » Encore une fois, il s’agit de changer de perspective.

Le Christ n’est ni dans le passé ni dans le futur
Quand vous abandonnez progressivement ces différents moi, que vous reste-t-il ? L’instant présent. Le Christ est-il dans le passé ? Non. Le Christ est-il dans le futur ? Non. Le Christ est au-delà du matériel. Or, le temps est une fonction du matériel. Par conséquent, le Christ est au-delà du temps. Cela signifie que le Christ est dans l’instant présent. Il n’y a ni passé ni futur dans l’Esprit du Christ. Il y a que l’instant présent, mais l’instant présent n’est pas figé. L’instant présent est l’éternel instant présent qui coule sans cesse : le Fleuve de Vie.

Maintenant, votre intellect va vous dire : « Mais le temps s’écoule. Il s’écoule sans cesse. Je peux regarder mon horloge. Une aiguille compte les secondes. Une seconde, deux secondes, trois secondes. Elle compte sans cesse. Elle ne s’arrête jamais. » Peut-être, lorsque vous étiez un enfant, vous regardiez la grande horloge murale de vos parents et observiez cette aiguille qui, fait sans cesse, tic-tac, tic-tac. Votre esprit était fasciné. Vous ne pouviez détacher votre regard, vous demandant : « Qu’est-ce que cela signifie ? Que se passe-t-il ? Comment le temps peut-il ainsi s’écouler ? »

Voyez-vous, il y a une différence entre le temps matériel et le Fleuve de Vie. Car le temps matériel est fondé sur le passé et le futur, tandis que le Fleuve de Vie est l’éternel présent, le flux continu de l’instant présent. Lorsque vous atteignez la plénitude du Christ, vous n’êtes plus prisonnier du passé. Vous ne cherchez plus à construire un avenir avec appréhension, crainte ou tremblement. Vous vous laissez simplement porter d’instant présent en instant présent. Quoi que l’instant présent vous apporte, vous exprimez la plénitude du Christ dans chaque situation.

Il s’agit des origines interdépendantes en perpétuel mouvement. Ainsi, aucun passé ne vous retient, aucun futur ne vous devance. Vous vous laissez porter par le courant et vous exprimez le plus de l’Esprit du Christ dans chaque situation. Vous n’avez aucune notion de ce qui a été, de ce qui aurait dû être, de ce qui n’aurait pas dû être. Vous n’avez aucune notion de ce qui va arriver, de ce qui devrait être ou ne devrait pas être. Par conséquent, aucune structure ne vous dit : « Je ne peux pas exprimer le Christ dans cette situation. Il me faut la situation adéquate pour exprimer ma christité. » Lorsque vous êtes dans l’instant présent, c’est toujours la situation idéale, car vous avez transcendé le bien et le mal. Vous vous exprimez simplement dans l’instant présent. Car seul l’instant présent compte. Quel instant présent ? Celui-ci. Celui-ci. Celui-ci. L’instant présent qui est là.

Je sais que j’ai perturbé votre esprit linéaire, et c’était précisément mon intention, car vous ne pouvez pas parvenir à la christité par la seule force de ma pensée. Vous ne pouvez pas l’intellectualiser. Vous ne pouvez pas la saisir. Vous ne pouvez pas la définir à partir du matériel et dire : « Voilà comment la christité doit s’exprimer. »

J’ai exprimé ce que je souhaitais exprimer dans cet instant présent, et je suis reconnaissant de cette opportunité. Aussi, je vous scelle dans l’amour de mon cœur. Je suis Padmasambhava et je suis au-delà du temps. Je suis toujours dans l’instant présent.

CH04 – Invocation 2
CH02 – Invocation 1

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 28/04/2026