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CH09 Le Christ est toujours PLUS

JE SUIS le Maître ascensionné More, et je suis toujours PLUS. Quelle est l’essence du Christ ? Le Christ est toujours PLUS. Quelle que soit la situation ou l’épreuve à laquelle vous êtes confrontés sur Terre, la question demeure : « Est-ce que je veux être plus, ou est-ce que je veux me conformer au statu quo ? » La tentation venant du prince de ce monde et des démons de Mara est de toujours se conformer au statu quo.

Leur message subtil est le suivant : « Le statu quo ne peut pas, ne doit pas et n’a pas besoin d’être plus. Il est impossible pour le statu quo d’être plus. » Vous verrez même ceux qui ont glorifié cela dire : « Le statu quo est tout ce qu’il y a, et il est inutile d’essayer d’être plus. Il suffit d’accepter le statu quo et c’est en cela que vous êtes libres et éveillés. Vous êtes illuminés lorsque vous ne cherchez pas à être plus. » Eh bien, mes bien-aimés, d’où vient cette absurdité ? Certainement pas de mon esprit, et certainement pas de l’Esprit du Christ.

L’Esprit du Christ et le but de la création
Quelle est la fonction de l’Esprit du Christ ? On pourrait dire : « Unifier le Créateur avec sa création. » Certes, mais ce n’est pas tout. Quel est le but du Créateur lorsqu’il crée, lorsqu’il crée un monde de formes ? C’est d’envoyer des extensions de lui-même, de son Être, dans le monde de formes, où elles peuvent commencer avec une conscience comme un point et s’étendre progressivement en devenant plus. Quel est le but de tout cela ? Il ne s’agit pas de ramener ces esprits issus de l’Être du Créateur dans l’Être du Créateur lui-même, mais de les élever vers la conscience du Créateur, afin qu’ils deviennent des créateurs à part entière.

Que faut-il à un esprit qui commence avec un sentiment d’identité comme un point pour atteindre la conscience du Créateur ? Il doit aspirer à être toujours plus, encore et encore, jusqu’à atteindre le niveau de conscience du Créateur. Même alors, il y a encore plus, mais c’est encore tellement lointain que ni vous ni moi n’avons à nous en préoccuper pour l’instant.

Voyez-vous ce que nous avons dit : c’est cela l’Esprit du Christ. Dans toute situation où l’Esprit du Christ peut s’exprimer, que cherche-t-il à faire ? Il ne cherche pas, comme Kuan Yin l’a si soigneusement expliqué, à avoir raison pour triompher sur l’autre, à justifier un argument, une idéologie ou une religion. Non. Il cherche à montrer à tous que dans toute situation sur Terre, on peut être plus, et que lorsqu’on aspire à être plus, on peut transcender la situation, car la Terre est, bien sûr, une planète non naturelle.

Comment échapper à la souffrance
Pourquoi la souffrance existe-t-elle sur Terre ? À cause de la conscience de dualité. Lorsque vous affirmez : « Le statu quo est ainsi, et il ne peut pas être plus », que dites-vous réellement ? Vous affirmez que la Terre ne sera jamais libérée de la souffrance. C’est là, bien sûr, le rêve des êtres déchus, qui est de plonger la planète dans un état non naturel dont rien ne pourra la libérer. Une fois dans cet état, elle y restera prisonnière indéfiniment, leur permettant de régner sur la planète et d’exploiter l’énergie de ses habitants. Voilà ce qu’est la conscience déchue : elle cherche à amener la Terre en dessous du niveau d’une planète naturelle et à la maintenir dans cet état pour toujours.

Qu’est-ce qui peut contrer cela ? L’Esprit du Christ, mais comment ? En démontrant sans cesse qu’il y a plus que ce qui est. Si ce qui est ne peut devenir plus, où est la possibilité d’échapper à la souffrance dont parlaient le Bouddha, Jésus et tant de traditions spirituelles et mystiques ?

Quel est le but d’un état de conscience supérieur si ce n’est d’échapper à la souffrance ? Voyez ces faux gourous qui étalent leurs idées, affirmant : « Vous devez parvenir à un stade où vous acceptez simplement ce qui est. » D’où cela vient-il ? Eh bien, des traditions qu’ils ont créées, notamment en Orient, où ils disent : « Seul Brahman est réel, le monde est une illusion. La croissance spirituelle consiste à transcender tout sens du soi, à accepter ce qui est, à accepter les conditions telles qu’elles sont sur Terre, sans chercher à les améliorer. » C’est ainsi, soi-disant, que l’on atteint l’éveil ou l’illumination.

Le mensonge pour accepter le statu quo
Mes bien-aimés, si telle est la définition de l’éveil, alors je ne suis pas éveillé. Si telle est la définition de l’illumination, alors je ne suis pas illuminé. Pourtant, je suis un maître ascensionné, donc je suis au-delà de ce que les êtres humains définissent comme éveil ou illumination, car je suis plus que toute définition qui pourrait être donnée sur Terre.

Comme je l’ai dit, l’idée qu’il faille accepter le statu quo, sans chercher à l’améliorer, revient à nier le sens même de la vie. C’est une question souvent éludée dans les traditions orientales. Si Brahman, l’indifférencié, était tout ce qui existait avant le monde de formes, cela signifie que Brahman a nécessairement décidé de créer le monde, et qu’il l’a créé à partir de lui-même, car qu’y avait-il d’autre ? Cela implique donc que Brahman avait un dessein en créant le monde. Bien souvent en Orient, cette question n’est pas posée, car on est prisonnier de l’idée que le but ultime de la croissance spirituelle est le retour à Brahman, l’indifférencié, par lequel le soi cesse d’exister.

Pourquoi le soi a-t-il été créé ? Il a été créé pour devenir plus. Pourquoi le monde a-t-il été créé ? Par le désir de Brahman, le Créateur, de devenir plus. Ce désir de devenir plus est la force motrice non seulement de ce monde de formes, mais aussi d’innombrables mondes de formes, bien plus nombreux que vous ne pouvez l’imaginer, bien plus nombreux que je ne peux l’imaginer moi-même en tant que maître ascensionné.

Je peux au moins entrevoir ce que je ne peux pas comprendre, ce qui est un progrès par rapport aux êtres déchus qui prétendent tout comprendre et tout définir. Qu’ont-ils fait ? Ils ont élaboré un enseignement entièrement erroné, qu’ils ont ensuite présenté comme la compréhension spirituelle ultime, l’enseignement spirituel suprême. Quel est le rôle du Christ ? Démontrer que cet enseignement n’est pas l’enseignement spirituel ultime, car il y a bien plus à comprendre, à saisir et à expérimenter.

Le but du Christ est toujours de montrer qu’on peut être plus. Ce n’est pas une notion facile à saisir. Au fil des nombreuses années d’enseignement sur la christité, nous avons constaté que les étudiants, bien qu’ayant compris le concept de christité, l’interprètent comme l’atteinte d’un état ultime. Certains pensent même que l’ascension signifie atteindre cet état. En réalité, l’Esprit du Christ n’a jamais eu pour but de définir ou de prouver une vérité ultime. Son seul but est de démontrer qu’on peut être plus en toute situation.

Le Christ ne cherche pas à prouver quoi que ce soit sur Terre
Vous voyez le lien avec les propos de Kuan Yin sur le désir d’avoir raison, d’obtenir une preuve ultime que tel argument est supérieur, que telle idée est la plus élevée, que tel enseignement est le plus parfait. Le but du Christ n’est pas de prouver quoi que ce soit sur Terre. Son but est de toujours montrer qu’on peut être plus. Prenons l’exemple d’un conflit personnel entre deux personnes. Chacune veut avoir raison, chacune veut que son ego soit définitivement justifié, et dans l’esprit de l’ego, cela signifie que l’autre personne doit avoir tort.

Dans cet état d’esprit, chacune cherche à prouver que l’autre a tort pour prouver qu’elle a raison. Que veut faire le Christ ? Il ne veut ni les contredire ni les rabaisser. Il veut les élever toutes les deux. Si chaque personne cherche à rabaisser l’autre, comment peut-elle être ouverte à l’expression du Christ à travers elle ? L’une des situations les plus tristes que l’on puisse rencontrer sur le chemin spirituel est celle où deux personnes qui croient avoir atteint un certain niveau de christité, mais qui, à cause d’un conflit né d’une psychologie non résolue ou d’un moi subconscient, tentent de se prouver mutuellement qu’elles ont tort. Elles pensent qu’il est absolument crucial d’avoir raison, car sinon, des choses terribles vont se produire, que ce soit pour elles-mêmes, leur mouvement spirituel ou autre.

Quelle est la seule solution ? En fin de compte, c’est que chacune prenne conscience de son désir d’être plus. Mais au moins, en y parvenant, elles peuvent se libérer de ce conflit interminable et insoluble. Voyez-vous, si vous cherchez à prouver aux autres qu’ils ont tort, vous ne pouvez pas être plus, car vous cherchez à atteindre quelque chose dans ce monde, et être plus, c’est chercher quelque chose au-delà de ce monde. Cela, bien sûr, ni l’ego ni les êtres déchus ne peuvent comprendre, car ils cherchent à atteindre un état ultime dans ce monde en utilisant les choses de ce monde. C’est comme construire une tour de Babel qui pourrait atteindre le ciel en utilisant les ressources terrestres.

Que va-t-il se passer ? La tour s’effondrera sous son propre poids, et pour certains, seul un tel effondrement peut les réveiller et les inciter à chercher à être plus. Tout le monde n’a pas besoin de traverser cette épreuve, car beaucoup ont la capacité d’en percevoir la futilité et la vanité.

La christité et l’expression du pouvoir
L’une des expressions de la christité que je souhaite aborder ici est celle du pouvoir, qui est bien sûr la caractéristique du premier rayon, du moins selon l’interprétation traditionnelle. Quelle est la plus grande expression du pouvoir ? C’est le désir d’être plus, de chercher à aider tout le monde et toute chose à devenir plus. C’est cela le véritable pouvoir.

Comment exprime-t-on le pouvoir sur Terre ? Bien souvent, c’est une personne qui veut atteindre un statut suprême qui lui donne un pouvoir absolu sur les autres, et elle veut conserver ce pouvoir indéfiniment. Prenons l’exemple d’une entreprise qui lance un produit innovant et qui, pendant un temps, se développe, fait preuve de créativité et propose de nouvelles solutions. Elle s’empare alors d’une part de marché, voire domine un nouveau marché qu’elle a créé. Soudain, un changement s’opère. Sa priorité devient alors de maintenir ses parts de marché en étouffant la concurrence, plutôt que de se développer et de surpasser ses concurrents par une volonté constante de devenir toujours plus. On observe des dirigeants qui, pendant un temps, cherchent à accroître leur pouvoir, souvent en prétendant œuvrer pour le bien commun, défendre une cause noble, mais qui, une fois un certain niveau de pouvoir atteint, ne se préoccupent plus que de le conserver.

Par conséquent, ils ne cherchent même plus à obtenir plus dans ce monde, mais à maintenir le statu quo, à préserver l’existant, au lieu de devenir plus. C’est là, bien sûr, que le second principe de la thermodynamique entre en jeu et détruit les structures qu’ils ont créées, jusqu’à ce qu’elles finissent par se désintégrer. Il existe une différence fondamentale entre chercher à obtenir toujours plus dans ce monde horizontalement, et aspirer à plus verticalement en allant sans cesse au-delà de ce monde.

Nous avons rencontré des étudiants qui, après avoir découvert les enseignements des maîtres ascensionnés ou la christité, pensaient : « La christité est la voie vers le pouvoir ultime. Avec la christité, nous pourrons accomplir des miracles qui prouveront la véracité de notre enseignement spirituel et notre statut d’étudiants spirituels avancés, maîtrisant la matière par l’esprit. » Ils croient que le Christ possède un pouvoir illimité sur Terre et qu’il maîtrise la matière par l’esprit. Souvent, ils considèrent les miracles de Jésus comme une confirmation de cette croyance, mais ils oublient de se poser une question simple.

Le Christ sait retenir son pouvoir quand il le faut
Si Jésus pouvait marcher sur l’eau, calmer la tempête, changer l’eau en vin, ressusciter les morts, guérir les malades, pourquoi s’est-il laissé crucifier ? Pourquoi n’a-t-il pas, comme il l’a dit, appelé des légions d’anges pour le libérer de la croix ? Voilà une question que l’ego ne se posera jamais, et pourquoi le ferait-il, puisqu’il ne peut de toute façon jamais trouver la réponse ? Mais le Soi conscient peutposer cette question et trouver la réponse. La voici précisément : le Christ ne cherche pas à manifester un état ultime, pas même le royaume de Dieu sur Terre. Il cherche toujours à pointer vers le plus, plus que ce qui existe ici maintenant, plus que ce que les gens peuvent concevoir, plus qu’ils ne peuvent imaginer, car tant d’entre eux ont l’imagination prisonnière de la boîte mentale qui leur impose le statu quo.

Dès lors qu’une planète devient non naturelle, tout est limité par la conscience de dualité. Quel est le seul moyen de transcender cet état non naturel et de ramener la planète à son état naturel ? C’est d’aspirer à plus, c’est-à-dire à la conscience christique. Nous l’avons dit : une fois entré dans la dualité, il est impossible d’en sortir par le mental rationnel qui raisonne.

On ne peut pas ramener une planète d’un état non naturel à un état naturel par la seule force de la raison. On ne peut y parvenir qu’en utilisant l’Esprit du Christ, ou plutôt, en ne cherchant pas à l’utiliser, mais en le laissant s’exprimer à travers soi en devenant la porte ouverte qui offre toujours plus. Nous avons vu des étudiants des maîtres ascensionnés nourrir toutes sortes de rêves et de fantasmes, persuadés que nous, les maîtres ascensionnés, apparaîtrions un jour sous une forme indéniable, prouvant ainsi qu’ils avaient raison, qu’ils étaient des précurseurs, à l’instar des disciples de Jésus. Nombre d’étudiants du Phare du Sommet pensaient de cette manière : ils croyaient qu’un jour le messager du Phare du Sommet ascensionnerait physiquement sous une forme visible et indéniable, ou qu’il y aurait des ascensions massives depuis les flancs des collines, ou encore que les maîtres ascensionnés apparaîtraient sous une forme visible et indéniable. Qu’est-il arrivé à ces étudiants lorsque le messager tomba malade et mourut finalement sans cérémonie ni faste ? Eh bien, il leur est arrivé la même chose qu’aux disciples de Jésus après sa mort sur la croix.

Fantasmes de pouvoir sur Terre
Ils nourrissaient aussi ces espoirs, ces fantasmes, que Jésus reviendrait d’une manière ou d’une autre pour les valider. Pourquoi ces fantasmes ne se sont-ils pas réalisés ? Parce qu’ils étaient fondés sur l’ego et son désir impossible d’atteindre quelque chose d’ultime ici-bas, et non sur la volonté de s’ouvrir à l’Esprit du Christ. Certes, les disciples de Jésus reconnaissaient le Christ en lui, mais ils ne le reconnaissaient pas en eux-mêmes. Si une manifestation extérieure indéniable s’était produite, elle n’aurait fait que confirmer leurs fantasmes, ce qui revenait à nier la présence du Christ en eux-mêmes.

Prenez garde aux fantasmes que vous entretenez quant à votre propre pouvoir ou aux pouvoirs spéciaux de ce messager. Jésus l’a dit : « Il y a une génération mauvaise et adultère qui réclame un signe, mais aucun signe ne leur sera donné. » Pourquoi ? Parce que si un signe était donné, cela légitimerait l’état d’esprit qui les empêche de reconnaître le Christ en eux-mêmes. Il est acceptable, un temps, de constater que quelqu’un d’autre rayonne davantage de la lumière du Christ que vous, mais seulement temporairement. Si vous tombez dans l’idolâtrie et que vous imaginez que cette personne est d’une certaine manière plus spéciale que vous, alors le Christ doit se retirer de vous, afin de ne pas renforcer cette vision idolâtre, qui est en réalité une vision idolâtre de vous-mêmes, vous considérant comme insignifiants.

C’est une manifestation d’orgueil spirituel, car vous pensez pouvoir vous rabaisser par rapport à autrui et, ce faisant, vous minimisez la présence du Christ en vous, peut-être en surestimant le Christ en quelqu’un d’autre grâce à une sorte de pouvoir illusoire, en pensant par exemple : « Cette personne ne devrait jamais tomber malade. » Voyez-vous, lorsque vous êtes dans un corps physique, celui-ci est soumis aux conditions terrestres. Le Bouddha est mort de causes physiques, Jésus est mort de causes physiques, nous sommes tous morts de causes physiques.

Le défi consiste à atteindre ce point où l’on cesse de rechercher un statut ultime, un état ultime sur Terre, un état ultime dans la matière, mais où l’on s’efforce d’accepter que le Christ soit né en soi. On nourrit et on guide cet enfant Christ, et l’on est disposé à lui permettre de mûrir et de commencer à s’exprimer à travers soi.

L’une des idées reçues les plus courantes chez ceux qui découvrent la christité est que le Christ ne se trompe jamais. Si vous êtes le Christ, vous ne pouvez jamais avoir tort. Or, il s’agit là encore de l’ego dans sa quête impossible d’un statut suprême en ce monde. D’où vient cette idée d’avoir toujours raison et de ne jamais avoir tort ? Elle ne peut provenir que de la conscience de dualité qui définit toujours deux polarités opposées. Dans l’Esprit du Christ, il n’y a pas de polarités ; c’est pourquoi il est l’esprit unificateur.

L’esprit de l’antéchrist définit une norme pour le Christ
Ne voyez-vous pas ce que l’esprit de l’antéchrist projette sur vous ? Il projette l’idée que l’expression du Christ doit se conformer aux normes définies dans ce monde. Qu’avons-nous donc dit, sous différents angles ? L’expression du Christ ne se conformera jamais aux normes définies par la conscience de dualité. Car si tel était le cas, le Christ validerait ces normes, or il est là pour les remettre en question. Dans l’Esprit du Christ, il n’y a ni bien ni mal. Nous voyons souvent des étudiants qui tentent de définir une norme pour ce que signifie être le Christ, pour exprimer leur christité. Puis, vous refusez de laisser le Christ s’exprimer à travers vous dans des situations qui, selon vous, ne correspondent pas à votre définition. Voyez-vous, il arrive un moment sur le chemin où, pour atteindre le niveau suivant, il faut permettre au Christ de s’exprimer, quelle que soit sa manière d’exprimer. Il ne faut pas utiliser l’intellect pour évaluer : « Était-ce bien ou mal ? Cela a-t-il produit le résultat escompté ? Si ce n’est pas le cas, c’est forcément mal, car le Christ peut assurément tout accomplir dans ce monde. »

Qu’avons-nous donc expliqué ? Le Christ ne cherche pas à accomplir quoi que ce soit en ce monde. Le Christ ne cherche pas à avoir toujours raison. Le Christ ne cherche pas à résoudre tous les conflits. Le Christ ne cherche pas à fournir l’argument ultime qui tranche tous les différends. Le Christ cherche seulement à vous aider à devenir plus en transcendant votre état d’esprit actuel qui vous maintient prisonnier de la croyance que la matière est importante, que les conditions, telles qu’elles sont, exercent une emprise sur vous en tant qu’être spirituel. Qu’est-ce qui peut vous retenir, qu’est-ce qui peut vous définir sur Terre ? Aucune condition extérieure ne peut vous définir. Qu’est-ce qui vous définit alors ? Vos conditions intérieures ou vos moi subconscients. Pourquoi vous définissent-ils ? Parce que vous n’osez pas les abandonner pour les laisser mourir. Comprenez qu’ils n’ont aucune importance et cherchez à la place l’Esprit du Christ !

Aucun choix ne peut vous définir pour toujours
Ce messager a récemment vécu une situation similaire. Il regardait une émission de télévision qui montrait une personne visiblement bouleversée par un incident sans importance. Elle se reprochait de ne pas avoir pu l’empêcher et décrivait son désarroi, le poids du monde qui pesait sur ses épaules, comme si le monde entier la voyait et jugeait l’erreur qu’elle pensait avoir commise. En voyant cela, le messager a été ramené à son adolescence, lorsqu’il avait commis des erreurs qu’il considérait comme embarrassantes. Il avait alors l’impression que le poids du monde entier reposait sur ses épaules, que le monde entier, figé dans ses occupations, le regardait en disant : « Oh, regarde l’erreur qu’il a faite, c’est irréparable. »

Combien d’entre vous se reconnaîtraient en cela ? Voyez-vous, tout cela provient de moi subconscients. Cela n’a de réalité que celle que vous lui attribuez, car vous pensez qu’il vous définit. Vous pensez qu’un choix fait dans le passé peut vous définir pour toujours. Voilà ce que les êtres déchus veulent vous faire croire : que lorsque vous avez subi le traumatisme de naissance dans une incarnation passée lointaine, vous avez commis une erreur qui vous définira aussi longtemps que vous serez sur Terre.

Comment ai-je pu ascensionner ?Croyez-vous que je n’ai jamais commis d’erreur sur Terre ? Non. J’ai ascensionné en comprenant que mes choix passés ne me définissaient pas en tant qu’être spirituel. Par conséquent, au lieu de tenter d’expliquer, de justifier, de compenser et de corriger mes erreurs, je m’en suis simplement détaché. Je me suis détaché des moi séparés qui me faisaient croire que cela avait de l’importance. Comment se détacher de cette impression que la matière a une quelconque importance ? En réalisant qu’il existe quelque chose de plus important encore : l’Esprit du Christ. Vous marchez avec le Christ vers le royaume des cieux, avec votre propre esprit.

L’offre de guidance de Maître More
Il y aurait tant à dire. J’aimerais pouvoir prendre chacun d’entre vous et vous emmener dans une pièce, m’asseoir et, avant tout, vous témoigner tout l’amour que j’ai pour vous. J’aimerais que vous soyez prêts à ressentir cet amour. Ensuite, j’aimerais pouvoir vous révéler le plus grand obstacle qui vous freine. Mais voyez-vous, je peux le faire. La question est : me le permettrez-vous ? Car je peux le faire avec chacun d’entre vous, individuellement – avec toute personne qui entendrait ou lirait ces lignes. Je ne suis limité ni par le temps ni par l’espace. Je peux être avec vous, mais êtes-vous capables de m’entendre, ou projetez-vous sur moi ce que devraient être nos interactions, au lieu de simplement chercher à être toujours plus ?

Telle est la question. Je peux seulement vous offrir mon aide. Pour commencer, je vous suggère de réciter le refrain de mon décret, comme vous l’avez fait avant cette dictée, autant de fois que vous le souhaitez. Vous pouvez lire ou écouter au moins une partie de cette dictée, puis prendre un carnet et un stylo, vous connecter à mon être et écrire simplement ce qui vous vient à l’esprit. Ne réfléchissez pas, n’analysez pas, comme nous l’avons déjà dit. Écrivez simplement et laissez les mots couler jusqu’à ce que vous ne sentiez plus rien. Il peut s’agir d’une seule phrase, car elle suffira peut-être à ce moment-là pour découvrir le blocage qui vous retient, ou elle peut se prolonger au fur et à mesure de notre progression.

Voilà, mon discours est presque terminé, mais il reste une chose. Comment pourrait-il en être autrement ? En fait, on pourrait dire qu’il y a toujours quelque chose de plus. Quand cela s’arrête-t-il ? Eh bien, pour moi, cela ne s’arrête jamais. Mais pour vous, étant donné votre situation dans le temps et l’espace, il y a forcément des limites. C’est pourquoi je me limiterai à une seule chose de plus.

Pourquoi El Morya a changé de nom
Pourquoi ai-je changé mon nom d’El Morya à Maître More ? Eh bien, pour diverses raisons que j’ai déjà expliquées, mais la raison la plus subtile est que ceux d’entre vous qui connaissent l’histoire des mouvements de maîtres ascensionnés savent que Saint-Germain a parrainé le Mouvement I AM. Lorsqu’il est devenu évident que le Mouvement I AM ne pouvait plus fonctionner avec un messager parrainé, il a réalisé qu’il avait mené le Mouvement I AM et la diffusion d’enseignements à travers ce mouvement aussi loin que possible, compte tenu des conditions sur Terre. Il s’est adressé au Conseil karmique pour obtenir l’autorisation de parrainer un autre mouvement, à savoir le Phare du Sommet. Le Conseil karmique a refusé, car il avait investi tellement de lumière dans le Mouvement I AM qu’il ne voulait pas qu’il en perde dans un autre mouvement et ne plus en avoir assez pour être l’hiérarque de l’Ère du Verseau.

On racontait au Phare du Sommet que j’y étais entré avec un diamant ornant mon front, symbole de ma réussite, et que j’avais dû le remettre en gage au Conseil karmique pour parrainer le Phare. Le Phare du Sommet racontait cette histoire pour inculquer aux étudiants un sentiment d’urgence, la conscience de leur importance, de l’importance du Phare, et de l’importance cruciale de réussir chaque épreuve, comme le disait la devise : « Puissiez-vous réussir chaque épreuve. » L’idée était que moi, El Morya, j’étais toujours là pour éprouver chacun.

Comme l’a dit Mère Marie au début, tout peut être interprété comme un symbole porteur d’une signification plus profonde. Cette signification profonde était que le Phare du Sommet était principalement destiné à ceux qui n’avaient pas réussi les initiations des Poissons et à qui l’on offrait une dernière chance. Nombreux sont ceux qui ont réussi cette initiation et sont passés à autre chose, d’autres non. Il en est toujours ainsi. Nous sommes arrivés à un point où il nous était impossible de maintenir un messager parrainé pour le Phare du Sommet, et où ceux qui avaient la possibilité d’assumer cette fonction ne souhaitaient pas le faire. Par conséquent, il est devenu évident que nous devions nous retirer.

J’ai dû quitter le Phare du Sommet, et après mûre réflexion, j’ai décidé qu’il serait plus constructif de changer de nom, afin de signaler à ceux qui étaient disposés à l’entendre que non seulement j’avais évolué, mais que j’étais devenu PLUS. Bien sûr, comme on pouvait s’y attendre, certains ont dit : « Un maître ascensionné ne changerait jamais de nom, il s’agit donc forcément d’un faux maître. » Qu’il en soit ainsi. Ainsi passe la gloire de ce monde. Car lorsque vous cherchez le Christ, vous abandonnez la gloire de ce monde pour entrer dans la gloire du monde à venir, comme je l’ai fait.

Qu’y a-t-il dans un nom ? En réalité, simplement ceci : on ne peut jamais définir Maître More. Au Phare du Sommet, on pensait m’avoir défini. J’étais le disciplinaire strict. J’étais celui qui vous mettait toujours à l’épreuve, et pour la plupart des étudiants, cela signifiait qu’ils ne pouvaient pas voir l’amour inconditionnel que je rayonne. Qu’est-ce qui a mis ce messager sur la voie pour devenir un messager ? C’est que, dans une situation particulière dont il a parlé, il a décidé de chercher à être plus, de ne pas défendre son ego, de ne pas chercher à le valider, à avoir raison et à prouver aux autres qu’ils ont tort, mais simplement de tout laisser derrière lui et de suivre le Christ. Ce faisant, il a expérimenté l’amour inconditionnel que j’ai pour tous les étudiants, mais que vous ne pouvez expérimenter que lorsque vous cherchez à être plus que le mental extérieur qui veut avoir raison dans ce monde. Par conséquent, en un sens, on pourrait dire que le message de ce messager a été basé sur cette seule chose : chercher à être plus. Si vous suivez les enseignements donnés à travers cette dispensation, vous pouvez bénéficier en comprenant que cela s’applique également à vous. Si vous voulez profiter pleinement des opportunités que représentent ces enseignements, il existe une clé simple : cherchez toujours à être plus.

Je suis toujours plus, mais cela ne signifie pas que je suis inaccessible. Je suis joignable à tout moment. Voyez-vous, il ne s’agit pas d’une situation où je suis en haut et vous en bas, et où vous ne pouvez me joindre qu’en franchissant une distance. Non, je suis toujours plus. Cela ne signifie pas que je m’élève toujours. Je m’abaisse aussi. Je deviens capable de toucher de plus en plus de personnes, mais seulement lorsqu’elles aspirent à un niveau de conscience plus élevé que leur niveau actuel.

Peut-être que je vous ai donné plus qu’une chose, mais j’espère néanmoins que vous percevez un petit peu plus le plus que je suis. Sur ces mots, je vous scelle dans l’amour inconditionnel que je suis et avec les yeux brillants, je vous dis : « Puissiez-vous réussir chaque épreuve ! » Comment pouvez-vous réussir chaque épreuve ? C’est simple : cherchez toujours à être PLUS.

CH10 – Chapitre 10
CH08 – Chapitre 8

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 04/06/2026