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CH13 Le Christ s’abandonne aux origines interdépendantes

Je suis le Maître ascensionné Lanto. Mon but ici est de vous présenter la perspective du deuxième rayon sur la christité. Le deuxième rayon est souvent associé à la sagesse, et certains pensent qu’en atteignant la christité, ils sauront tout et ils auront réponse à toute question. Comme nous l’avons expliqué, cette vision est erronée. Il existe des questions qui peuvent être formulées non seulement par l’esprit dualiste, mais aussi par l’esprit linéaire, auxquelles même le Christ ne peut pas répondre, car elles n’ont pas de réponse.

Voyez-vous, l’esprit linéaire tend à créer une vision du monde linéaire. On le constate dans les religions. Dieu aurait créé le monde en six jours et puis, pour une raison obscure, ce Dieu Tout-Puissant aurait dû se reposer le septième jour. On le constate aussi en science. Tout a commencé avec le Big Bang. Qu’y avait-il avant le Big Bang ? N’en parlons pas. Tout progresse, soi-disant, de manière linéaire, où l’on peut isoler un effet particulier résultant d’une cause particulière, et avant cela une autre cause, et encore une autre. Vous voyez comment l’esprit linéaire cherche à isoler une chaîne de causes menant à un effet, qui mène à une autre cause, et ainsi de suite.

L’esprit dualiste s’ajoute à l’esprit linéaire
Voilà ce qu’est la pensée linéaire. À cela s’ajoute la pensée dualiste, qui prend cette vision linéaire du monde et y impose un jugement de valeur. On peut alors créer une division supplémentaire, non seulement entre une cause neutre engendrant un effet neutre, mais aussi entre ce qui est bien et ce qui est mal. On peut remonter le temps à travers cette chaîne de causes et d’effets et dire : « Il y a fort longtemps, dans le jardin d’Éden, il y a une cause qui n’aurait pas dû se produire et, depuis lors, tout ce qui concerne l’humanité sur Terre a dévié de sa trajectoire. Par conséquent, nous devons recourir à la religion pour réparer ce qui s’est mal passé. » Ou bien encore au communisme, à la science ou à l’intelligence artificielle.

Voyez-vous, quelque chose a mal tourné, mais seul un esprit qui conçoit les causes et les effets de manière isolée peut concevoir une telle chose. Qu’a enseigné le Bouddha il y a 2 500 ans ? Le principe des origines interdépendantes. Selon ce principe, on ne peut pas isoler une cause unique. Quelle est la cause unique dans un univers d’origines interdépendantes ? C’est le Tout. L’univers entier est à la fois la cause unique et l’effet unique. On ne peut isoler ni une cause ni un effet, car tout se meut comme un tout interdépendant.

Il faut un long processus pour comprendre et intégrer cela. Lorsqu’on commence à le saisir, on réalise à quel point la vision du monde dans laquelle la plupart des gens sont prisonniers est déconnectée de la réalité. On voit comment le monde est constamment en quête d’une solution miracle, d’une explication ultime, d’une compréhension absolue, d’une sagesse ultime, c’est cette quête qui engendre et entretient la souffrance, et elle ne pourra jamais y mettre fin.

La christité ne peut pas être contrôlée par l’esprit
Qu’essayons-nous, en quelque sorte, de vous expliquer depuis des années ? Le moteur de la croissance spirituelle n’est pas l’esprit linéaire, mais l’esprit intuitif. On n’atteint pas un état de conscience supérieur par la seule force de la pensée ; on se connecte à cette conscience supérieure. Voyez-vous, lorsque les gens entendent parler pour la première fois du concept de christité, leur esprit rationnel et analytique se met à réagir comme toujours : « Donnez-moi des enseignements sur la christité, décrivez-moi ses caractéristiques, décomposez-la en éléments plus petits, ramenez-la à sa cause ultime pour que je puisse la saisir, la comprendre, la catégoriser, l’étiqueter et l’intégrer à ma base de données afin de la maîtriser. »

Voyez-vous, on ne peut pas devenir le Christ par la seule force de la pensée. On peut se connecter à l’Esprit du Christ, mais celui-ci transcende la pensée rationnelle. Nombreux sont ceux qui croient (et nous ne blâmons personne, c’est inévitable compte tenu de la situation sur Terre) pouvoir devenir le Christ par la seule force de la pensée. Ils tentent souvent d’utiliser nos enseignements pour définir les caractéristiques de la christité, et ils pensent que s’ils parviennent à se conformer à ces critères intellectuellement, alors ils deviendront le Christ.

Le Christ n’est pas une question de penser mais d’être. Il ne s’agit pas de « penser ou ne pas penser » mais « être ou ne pas être ». Bien sûr, cette réponse ne convient pas à l’esprit linéaire, car que signifie être ou ne pas être ? Expliquez-moi cela, donnez-moi quelque chose que je puisse comprendre. Voyez-vous, dans « être ou ne pas être », il n’y a rien à comprendre. On ne peut pas accéder à l’être par la pensée. Soit on est, soit on n’est pas.

L’ego réclame toujours une règle.
Cela ne signifie pas qu’être le Christ ou ne pas être le Christ se résume à une décision ou un événement capital, comme certains voudraient le faire croire.—l’illumination instantanée. C’est un processus fait de très nombreux choix individuels, mais le choix consiste, dans les situations quotidiennes, à aspirer à quelque chose qui transcende l’esprit mental, voire l’esprit émotionnel et même l’esprit identitaire. Car lorsque je parle du l’esprit mental, du mental linéaire, cela englobe en réalité tous les moi subconscients, aux niveaux émotionnel, mental et identitaire, car eux aussi sont linéaires et recherchent une règle. L’ego ne veut pas se tromper et donc il dit : « Donnez-moi une règle afin que, si je la suis, je ne me trompe jamais. » Ce n’est pas cela, la christité.

Prenons la sagesse. L’ego veut que nous définissions ce qu’est la sagesse. Il souhaiterait que les maîtres ascensionnés nous offrent un seul livre, même un gros livre, en disant : « Ce livre contient toute la sagesse dont vous avez besoin. » L’ego dira : « Si j’apprends ce livre par cœur, si je connais tout son contenu, alors je ne pourrai jamais me tromper. » L’ego est par définition dans l’erreur, car il n’est pas dans l’unité. La sagesse acquise de l’extérieur, c’est-à-dire la connaissance acquise de l’extérieur, et que vous considérez maintenant comme la sagesse, n’est pas la christité.

On ne peut pas définir un programme scolaire, un livre, et dire : « Si vous savez ceci, vous êtes le Christ. » Pourquoi ? Pensez à la vie de tous les jours. Imaginez-vous vous lever le matin, interagir avec votre famille, puis sortir de chez vous, croiser des gens dans le bus, le train ou le métro, arriver au travail et interagir avec vos collègues. Pourriez-vous, le matin, pendant votre petit-déjeuner, anticiper et prévoir tout ce qui va vous arriver dans la journée ? Pourriez-vous le faire à l’avance et ainsi savoir que votre journée se déroulera exactement comme vous l’avez prédit ?

Vous voyez, certains scientifiques affirment que, théoriquement, c’est possible. Si l’on connaissait suffisamment les conditions, on pourrait tout prédire. Mais ce n’est pas réaliste, comme d’autres scientifiques commencent à le comprendre. On constate au quotidien à quel point il est impossible de prédire toutes les situations.

Les origines interdépendantes dans la vie quotidienne
À quoi êtes-vous réellement confrontés au quotidien ? Je sais que lorsque l’on aborde le concept des origines interdépendantes, il peut paraître quelque peu théorique, abstrait, voire vague. Mais concrètement, à quoi êtes-vous confrontés dans vos interactions quotidiennes ? Savez-vous ce que l’autre personne va vous dire ? Lorsque vous croisez quelqu’un dans la rue, va-t-il vous regarder d’un air sévère ou vous sourire ? Que va-t-il vous arriver exactement durant votre journée ? À quoi êtes-vous confrontés au quotidien ? Aux origines interdépendantes !

Vous vous levez le matin et votre journée est une interaction avec d’autres personnes et des situations imprévisibles. Elles vous influencent, et vos actions les influencent. N’est-ce pas là une interdépendance ? Voyez-vous, il est impossible de tout prévoir et de tout contrôler dans votre journée. Dès lors, à quoi bon tout savoir avant même de commencer ? Vous ne pouvez toujours pas prédire les actions ou les paroles de telle ou telle personne.

Qu’est-ce que la vraie sagesse inspirée par le Christ ? C’est la capacité de réagir à chaque situation, en fonction de son déroulement. Voyez-vous, l’ego dira : « La christité signifie savoir exactement comment se comporter en toute circonstance. Donnez-moi une règle immuable et si je traite chaque personne de cette façon, j’agirai correctement et j’aurai raison. » Mais voyez-vous, chaque personne est différente, chaque situation est différente. Comment pouvez-vous toutes les traiter de la même manière ?

Réagir spontanément à chaque situation
Quelle est la sagesse de l’Esprit du Christ ? C’est de vous connecter intuitivement à cet esprit dans chaque situation et de l’utiliser presque spontanément. Lorsque vous vous connectez pleinement et que vous développez l’élan nécessaire pour utiliser cet esprit, cela devient spontané. Vous abordez alors la situation de la meilleure façon possible. Cela ne signifie pas que chaque situation se déroulera selon une norme parfaite. Cela signifie simplement que face à une situation donnée, il existe certains paramètres. On pourrait dire que dans chaque situation, un ensemble de facteurs interdépendants l’influence. Il est possible que vous ne le perceviez pas consciemment. En fait, dans la plupart des cas, vous ne le percevez pas. Prenons un exemple pour simplifier, même si c’est rarement aussi simple : imaginons qu’il y ait cinq issues possibles à une situation où vous rencontrez une personne au travail et avec laquelle vous devez interagir.

Il se peut qu’un résultat ne soit pas souhaitable : une communication défaillante, l’absence de résultat, voire un conflit. D’autres résultats peuvent être meilleurs, et l’un d’eux peut même être optimal dans cette situation. Qu’est-ce que cela signifie de s’accorder avec l’Esprit du Christ dans une telle situation ? Cela signifie que, sans en avoir conscience avec l’esprit conscient, vous choisissez ce qui mène au meilleur résultat possible. En effet, ce résultat dépend de la situation.

Vous pourriez, comme beaucoup de personnes spirituelles et religieuses, prendre du recul et dire : « Mais il devrait exister un résultat optimal, un résultat qui soit toujours juste. » Voyez-vous, vous vivez sur une planète non naturelle. Nous vous le disons depuis plusieurs années. L’une des conclusions que vous pouvez tirer de cet enseignement est la suivante : sur une planète non naturelle, il n’existe pas de résultat optimal ou idéal. Alors, que voyez-vous ?

Voyez-vous, l’ego cherche à compenser la perte de connexion et recherche une sécurité absolue. L’idée d’un résultat ultime séduit l’ego. D’où vient-elle ? Des êtres déchus, bien sûr. Pour l’Esprit du Christ, il n’existe pas de résultat ultime. Il y a simplement une échelle avec un résultat bas et un résultat élevé, et le Christ cherche toujours à aider les êtres à atteindre le résultat le plus élevé possible, compte tenu des origines interdépendantes de la situation.

Imaginez une situation au travail où vous rencontrez une nouvelle personne avec qui vous n’avez jamais interagi auparavant. Si vous êtes intuitivement connectés avec l’Esprit du Christ, vous agirez de manière à obtenir le meilleur résultat possible dans cette situation. Cela signifie que quelques jours ou semaines plus tard, vous pourriez recroiser cette personne, cette fois-ci dans un contexte plus favorable qu’au moment de votre première rencontre. Si vous êtes à nouveau connectés avec l’Esprit du Christ, vous pouvez encore obtenir un résultat positif et construire progressivement une relation de plus en plus harmonieuse avec cette personne. En revanche, si vous n’êtes pas en phase avec cette perspective d’amélioration, l’effet inverse se produira et vous risquez de vous engager progressivement dans une spirale négative avec cette personne.

Le réalisme pratique de l’Esprit du Christ
Voyez-vous, l’ego cherche à projeter l’idée que la christité ou la sagesse du Christ consiste à toujours connaître le résultat idéal, mais l’Esprit du Christ est réaliste. Il ne recherche pas le résultat idéal, mais à aborder une situation donnée avec ses paramètres interdépendants pour l’élever à un niveau supérieur et puis la faire progresser encore. C’est ainsi que naît le Fleuve de Vie. Nombreux sont ceux qui, lorsqu’ils entendent parler de la christité pour la première fois, laissent leur ego influencer leur perception et s’exclamer : « Voilà ce qui me donnera la sagesse ultime pour rendre chaque situation idéale, pour toujours la contrôler, pour toujours obtenir ce que je désire ! » Voyez-vous, le Christ ne cherche pas à obtenir quoi que ce soit. Pourquoi ? Parce que le Christ n’a besoin de rien du monde matériel.

L’Esprit du Christ, comme nous l’avons dit, est au-delà du monde matériel. Il ne recherche aucun résultat précis. L’esprit du Christ ne se focalise pas sur une situation extérieure en disant : « Voici le résultat idéal, et si ces cinq personnes font ce que je leur dis, nous obtiendrons le résultat physique idéal. » On pourrait dire que l’Esprit du Christ se moque des conséquences matérielles. L’Esprit du Christ considère ces cinq personnes selon les origines interdépendantes et souhaite seulement les élever de leur niveau de conscience actuel vers le niveau supérieur. Le Christ cherche toujours à élever les personnes, et non les conditions matérielles.

Bien sûr, ce n’est pas ce que le monde des affaires veut entendre, car il voudrait dire : « Ah, mais si nous avons l’Esprit du Christ, nous devrions être capables de générer les profits les plus élevés pour notre entreprise. » L’Esprit du Christ se soucie-t-il des profits ? Bien sûr que non. Il se soucie des personnes qui font partie de l’entreprise, car pour l’Esprit du Christ, la richesse suprême, ce sont les personnes, ou plutôt les esprits. Le Christ cherche toujours à élever l’esprit de tous.

En revanche, quel est l’esprit de l’antéchrist, des êtres déchus ? Que désire-t-il ? Contrôler l’humanité toute entière. Certains étudiants, lorsqu’ils entendent parler du concept de christité, pensent que devenir le Christ signifie se soumettre entièrement à l’Esprit du Christ, et se retrouver ainsi comme une marionnette manipulée par lui. Or, l’Esprit du Christ ne cherche pas à dicter votre conduite. Il souhaite que vous fassiez le choix le plus judicieux dans chaque situation, un choix qui vous permettra d’accéder à une conscience supérieure.

Les êtres déchus, en revanche, veulent contrôler la situation et pensent ne pouvoir y parvenir qu’en contrôlant tous les autres. Que désire un dictateur ? Contrôler tous les êtres dans sa sphère d’influence. Idéalement, il voudrait contrôler toute la population terrestre s’il le pouvait, mais cela est impossible en raison de la taille et de la complexité de la Terre, ainsi que du principe des origines interdépendantes.

Les origines interdépendantes ne peuvent pas être contrôlées
Peut-être est-ce là un sujet de réflexion pour certains d’entre vous. Comment pourrait-on contrôler quoi que ce soit, étant donné les origines interdépendantes ? Voyez-vous, les êtres déchus utilisent la pensée linéaire pour asseoir leur pouvoir. Ils prétendent : « Voici les conditions initiales, voici les lois qui régissent le développement de l’univers. Si nous connaissons tout cela, nous pouvons prédire l’issue, et si nous pouvons prédire l’issue, nous pouvons la contrôler. Si nous modifions légèrement les conditions initiales, si nous changeons certains paramètres et certaines lois, nous pouvons contrôler l’issue. » Les êtres déchus croient que s’ils parviennent à contrôler l’esprit de tous les habitants de la Terre, ils peuvent contrôler l’avenir de la Terre. Or, les origines interdépendantes rendent cela impossible. On ne pourrait même pas contrôler l’esprit de tous les habitants de la Terre, mais la Terre n’est pas une entité isolée flottant dans l’espace.

La Terre est tirée vers le haut par toutes les autres planètes qui suivent une spirale ascendante dans cette sphère non ascensionnée, et cette sphère non ascensionnée tout entière est tirée vers le haut par les sphères ascensionnées qui la précèdent. Rien ne peut contrôler ces origines interdépendantes. On peut avoir l’illusion pour un temps, sur une planète non naturelle, de pouvoir la contrôler, mais ce n’est qu’une illusion. Ce sera toujours une illusion.

Un choix important sur le chemin
Sur votre chemin spirituel, vous arrivez à un moment où un choix s’impose. Un choix important, certes, mais pas crucial. Vous avez cheminé sur cette voie pendant un certain temps, vous avez pris de l’élan, vous avez fait appel à la lumière, vous avez commencé à résoudre certains problèmes psychologiques et vous voici maintenant à un point où, pour progresser spirituellement, vous devez choisir entre contrôler ou vous abandonner.

Pour illustrer cela, imaginez que lorsque vous débutez sur le chemin spirituel, vous avez l’impression de devoir aller quelque part, d’atteindre un but. Cette idée n’est pas mauvaise en soi. Je ne dis pas qu’elle est erronée, mais vous avez cette conviction de devoir aller quelque part, alors vous vous engagez sur la voie spirituelle. Vous arrivez alors à une rivière et vous vous dites qu’il faut la traverser. Vous commencez donc à marcher, mais elle devient plus profonde, le courant plus fort et la traversée de plus en plus difficile. Même avec un bâton pour vous soutenir, il devient de plus en plus ardu de résister au courant. Qu’est-ce que ce courant ? Votre ego le perçoit comme une opposition. Certes, il pourrait s’agir de forces obscures qui entravent votre progression, mais en réalité, il s’agit du Christ, de l’Esprit du Christ. Vient alors le moment où vous devez choisir : allez-vous déployer toute votre énergie pour résister au courant et tenter de traverser la rivière, ou allez-vous simplement vous abandonner et vous laisser porter par le courant du Fleuve de Vie ?

Certains, engagés sur ce chemin depuis des décennies, n’ont pas saisi ce choix, n’ont pas voulu le faire. Ils résistent encore et beaucoup ne comprennent pas pourquoi ils n’obtiennent pas les résultats escomptés. Pourquoi souffrent-ils encore ? Pourquoi sont-ils toujours stressés ? Pourquoi leur stress ne cesse-t-il de croître à mesure qu’ils avancent sur le chemin ? La raison en est qu’ils n’ont pas pris la décision de renoncer au désir de l’ego de contrôler leur chemin. Au contraire, vous devez vous abandonner à l’Esprit du Christ.

La clé de la christité est l’abandon
Revenons à votre quotidien lorsque vous rencontrez des gens. Face à une situation donnée et à un certain nombre d’issues possibles, comment pouvez-vous obtenir la meilleure issue possible ? Cela dépend de ce que vous entendez par là, car votre ego en aura une définition et le Christ une autre. Si vous êtes encore prisonniers du désir de contrôle de votre ego, vous chercherez à obtenir cette issue. En vous abandonnant au Christ, vous obtiendrez la meilleure issue possible dans cette situation. Elle ne sera peut-être pas celle que votre ego désire.

Voyez-vous ce que j’essaie de dire ? La clé est l’abandon. On ne peut accéder à l’Esprit du Christ par la seule force de la pensée. On y accède par l’abandon. On peut s’abandonner dans le flux. Pour s’abandonner, il faut renoncer au désir de contrôle, car avec l’intellect seul, on ne peut savoir où le Fleuve de Vie nous mènera.

Nombreuses sont les personnes en quête spirituelle, qu’il s’agisse d’étudiants des maîtres ascensionnés ou de personnes issues de toutes les traditions spirituelles, qui ont tenté de contrôler leur chemin. Elles se sont fixées un but – quel qu’il soit, selon leur tradition spirituelle. Elles ont défini les moyens d’y parvenir et ont décidé, par la pensée, de structurer leur vie de manière à suivre ces étapes linéaires jusqu’à ce but. Beaucoup agissent ainsi depuis des décennies, voire toute une vie, sans comprendre pourquoi elles n’ont pas atteint leur objectif. C’est parce qu’elles n’ont pas renoncé à ce rêve d’un chemin linéaire.

Le chemin spirituel n’est pas linéaire
Vous pourriez maintenant dire, comme vous l’avez déjà fait face à d’autres maîtres : « Mais Lanto, ne contredisez-vous pas tout ce que vous nous avez dit ? Affirmez-vous que le chemin spirituel n’est pas linéaire ? Qu’en est-il des 144 niveaux de conscience ? Qu’en est-il du chemin vers la maîtrise de soi où l’on commence avec le premier rayon au niveau 48 et l’on progresse ensuite jusqu’au niveau 96 ? N’est-ce pas une progression linéaire ? »

Oui. D’un certain point de vue, il s’agit d’un processus linéaire aux étapes clairement définies, mais comment passer du niveau 48 au niveau 49 ? Il faut prendre conscience d’une certaine illusion et s’en détacher. La clé du passage d’une étape à l’autre réside dans l’abandon, non dans le contrôle, non dans la force. On ne peut forcer le passage du niveau 48 au niveau 49. On peut forcer le passage du niveau 48 au 47, puis au 46, au 45, jusqu’au niveau le plus bas possible sur Terre. On peut forcer dans cette direction, mais on ne peut forcer l’accès au ciel. À moins de redevenir comme de petits enfants, vous n’entrerez en aucun cas dans le royaume.

Que font les petits enfants ? Ils s’abandonnent et suivent simplement le flux de la vie. Ils ne cherchent pas à contrôler leur existence. Ils la traversent avec légèreté et joie. On ne peut pas aller au-delà du niveau 96 sans renoncer à ce désir de contrôle, à ce besoin de contrôle propre à l’ego. Bien sûr, on ne peut y renoncer sans guérir le traumatisme de naissance, car c’est ce traumatisme qui a engendré ce besoin de contrôle, afin d’éviter que le traumatisme ne se reproduise.

Comme nous l’avons expliqué, vous avez subi ce traumatisme à votre arrivée sur Terre. Il est impossible de revivre un choc aussi intense qu’à l’origine. Vous ne pouvez plus jamais revivre le même traumatisme. L’ego tente d’empêcher ce qui, en réalité, ne peut plus se reproduire. Tant que vous n’aurez pas compris cela, tant que vous n’aurez pas perçu l’illusion qui vous a conduit à créer votre moi originel, votre moi primal, vous ne pourrez pas vous en libérer. Vous ne pourrez pas vous abandonner. Vous ne pourrez pas croire que l’Esprit du Christ vous élèvera réellement.

Vous ne pouvez pas forcer votre chemin vers la christité
Commencez-vous à comprendre que la sagesse supérieure de l’Esprit du Christ consiste à saisir que cet esprit est l’esprit unificateur, celui qui vous unit à votre source, à votre Créateur, à votre Soi supérieur et aux maîtres ascensionnés ? Commencez-vous à comprendre que cela n’est pas une question de force ? On ne peut conquérir le ciel par la force, même si Jésus a mis en garde contre ceux qui tentaient de le faire. Il parlait des êtres déchus qui croient pouvoir s’imposer au ciel. Non, on peut s’extraire de l’unité par la force. On ne peut pas y revenir par la force.

Imaginez un élastique, un long élastique attaché à un arbre. Vous vous mettez à marcher en vous tenant à cet élastique, et vous l’étirez, le tendez de plus en plus. Vous vous éloignez ainsi de l’arbre de vie. Que faut-il pour y retourner ? Faut-il continuer à exercer une force toujours plus grande ? Non, il suffit de lâcher prise, et l’élastique vous ramène à lui. Eh bien, c’est ainsi que fonctionne l’Esprit du Christ. Vous lâchez prise, et l’Esprit du Christ vous ramène à lui. C’est un abandon à l’unité.

On ne peut pas forcer l’unité. On peut se forcer dans la séparation, dans des couches de séparation toujours plus profondes, mais on ne peut pas forcer l’unité et ce n’est pas nécessaire. Il suffit de s’y abandonner, et c’est là la sagesse suprême. Le mental extérieur, le mental linéaire, le mental égocentrique, le mental serpentin, croit ce que je dis ici : « Non, non, ce n’est pas la sagesse suprême ; il existe un moyen, une formule secrète, une pierre philosophale, une procédure, un rituel dans un temple, pour pouvoir forcer l’unité. »

Vous ne pouvez pas atteindre la christité en tant qu’être séparé
Si vous prenez du recul, vous constatez que l’ego ne désire pas l’unité. L’ego aspire au contrôle en tant qu’être séparé. Comment un être séparé peut-il accéder à l’unité ? Lorsque l’ego entend parler de la christité, il pense : « Ah, voici la formule secrète que je cherchais. Lorsque j’atteindrai la christité, j’aurai le contrôle. » Voyez-vous, on ne peut atteindre la christité en tant qu’être séparé. Nombreux sont ceux qui n’ont pas saisi ce point. Ils entendent parler de la christité, mais ils se perçoivent encore comme des êtres séparés et pensent : « Ah, je peux suivre le chemin de la christité et atteindre le niveau ultime en tant qu’être séparé, la réalisation spirituelle suprême, et alors je pourrai ascensionner en tant qu’être séparé. »

Voici ce que vous pensez en dessous du niveau 96, avant d’avoir vécu l’initiation qui consiste à réaliser que : oui, vous pouvez vous élever du niveau 48 au 96 en tant qu’être séparé, en vous séparant de la conscience collective, mais vous ne pouvez aller au-delà du niveau 96 tant que vous vous percevez comme un être séparé. Ce n’est qu’en renonçant à cette séparation, à ce désir de contrôle, et en acceptant de suivre le courant du Fleuve de Vie avec les origines interdépendantes que vous pourrez y parvenir.

Imaginez-vous en train de tenter de traverser une rivière, luttant contre le courant. Vous réalisez alors la futilité de vos efforts, vous abandonnez, vous vous laissez porter par le courant. Comment ? Une partie de vous pense peut-être encore : « Voilà, j’ai suivi les conseils de Lanto, je me suis abandonné. Tout devrait être idyllique, merveilleux, idéal à partir de maintenant. » Voyez-vous, vous êtes toujours sur Terre, une planète non naturelle où les origines interdépendantes sont à un niveau bien moindre que sur une planète naturelle. Même en choisissant de suivre le courant du Fleuve de Vie, vous rencontrerez des défis, des situations difficiles, des moments où vous n’obtiendrez pas le résultat escompté.

Être le Christ ne signifie pas que la vie est idéale
Que fait-on lorsqu’on est connecté avec l’Esprit du Christ ? Cela ne signifie pas renoncer aux efforts, mais lorsqu’une situation ne se déroule pas comme prévu, il ne faut pas s’en plaindre, ni lamenter, ni y résister, ni l’analyser en se demandant ce qu’on aurait pu faire différemment. Il faut simplement accepter le résultat. On accepte que ce soit la seule issue possible et, au lieu de s’accrocher désespérément à quelque chose, on se laisse porter par le courant. On décide à nouveau d’accepter la situation telle qu’elle est, et d’avancer vers un meilleur dénouement. On est constamment dans le flux, trouvant un équilibre entre l’effort et, dans certaines situations, l’acceptation du résultat et le lâcher-prise. Il ne s’agit pas de forcer le flux, et c’est là la clé, la clé de la sagesse de l’Esprit du Christ.

L’Esprit du Christ ne cherche pas, encore une fois, à créer un résultat idéal dans une situation donnée, mais à vous aider à rester dans le flux, car c’est en étant dans le flux que vous atteignez des niveaux de conscience supérieurs. On pourrait dire que du niveau 48 au niveau 96, vous grimpez, et vous déployez des efforts car pour grimper, vous devez lutter contre la force d’attraction de la conscience collective. Au niveau 96, et entre le niveau 96 et le niveau 144, vous ne grimpez plus, vous avancez avec le flux.

Il se trouve que sur Terre, une rivière coule généralement vers le bas, mais le Fleuve de Vie n’est pas sur Terre, il n’est pas de la Terre et il coule vers le haut. Or, en un sens, même du niveau 48 au niveau 96, comme je l’ai dit, cela exige un certain abandon à chaque étape. Ainsi, même là, on pourrait dire que l’on continue à couler vers le haut. Pour le mental extérieur, il semblera généralement qu’il faille faire un effort pour aller à contre-courant de la conscience collective, bien qu’il soit possible, même entre le niveau 48 et le niveau 96, de se connecter à ce flux, comme certains l’ont certainement fait.

Mes bien-aimés, je vous ai donné ce que je souhaitais vous donner, et moi, comme d’autres maîtres, je suis reconnaissant de l’opportunité de transmettre ce message dans le monde physique, où, grâce à votre participation, il s’intègre à la conscience collective et son effet est grandement amplifié par vous. Voyez-vous, même ici, quelle est cette situation où vous écoutez cette dictée ? Êtes-vous simplement passifs ? Non. Ensemble, nous formons une origine interdépendante dans cette situation, sur la planète entière. Ensemble, nous créons une impulsion qui influencera les origines interdépendantes de cette planète pour élever la conscience collective.

Cela affectera-t-il la conscience collective dans son ensemble ? Oui, en effet, mais l’impact sera plus marqué chez les individus capables de se connecter à cette conscience. Ainsi, comme nous l’avons déjà dit, grâce à cette impulsion que nous avons créée collectivement, certaines personnes prendront soudainement conscience de quelque chose qu’elles peinaient à voir, qu’elles n’avaient pas réussi à percevoir auparavant. Elles se diront alors : « C’est tellement évident ! Pourquoi ne l’ai-je pas vu plus tôt ? Je peux maintenant avancer dans une autre direction. » C’est ainsi que vous, en tant que personnes spirituelles, avez le plus grand impact sur d’autres personnes.

La difficulté, bien sûr, est que vous ne connaîtrez peut-être jamais ces personnes, vous ne les rencontrerez peut-être jamais. Mais n’est-ce pas là la sagesse supérieure de l’Esprit du Christ que vous n’avez pas besoin de connaître l’impact que vous avez sur les origines interdépendantes de la planète ? Vous savez simplement que vous avez un impact et, par conséquent, c’est précieux pour vous d’être ici sur Terre et d’incarner le Christ au quotidien.

Avec ces paroles, je vous scelle dans la flamme de la sagesse que je représente pour la Terre. JE SUIS Lanto.

Chapitre 14
Chapitre 12

Copyright 2025 Kim Michaels
© Noël Wan pour la traduction française, 22/06/2026